On ne comprendra sûrement jamais comment et pourquoi le ministère de la Santé et de la Population a décidé de déstabiliser la gestion du CHU Ben Badis de Constantine pour que celui-ci vive des situations toujours aussi dramatiques les unes que les autres.
Cet hôpital bénéficiait d'une certaine stabilité sous la direction du professeur Zermane même si des critiques jaillissaient de certains côtés. Contre toute attente, le ministre a décidé de mettre fin aux fonctions de ce directeur, et ce n'est que 15 jours plus tard que son remplaçant a été confirmé. C'était le défunt professeur Benkadri qui allait payer de sa vie en étant la victime d'une crise cardiaque que d'aucuns imputent à la charge trop lourde qu'il assumait. Depuis ce triste événement, le CHU de Constantine est livré à un incroyable bricolage qui se solde chaque jour par le décès de nombreux malades livrés à eux-mêmes, compte tenu des pénuries de médicaments de première nécessité. La disparition du professeur Benkadri n'a été suivi par la désignation d'un intérimaire que près de 2 mois après et il a fallu que la presse s'en mêle pour dénoncer le laisser- aller. Même certains éminents professeurs n'échappent pas à une sorte de lynchage comme cela a été récemment le cas du professeur Lezaar qu'une étudiante qui s'estime mal notée n'a pas hésité à traîner dans la boue sur les colonnes d'un journal, grâce à un plumitif collaborateur en relation avec sa famille. La direction de l'hôpital et encore moins le ministère de la Santé n'ont pas encore réagi en attendant que la justice se saisisse de la plainte que ce respectable professeur compte introduire, malgré des tentatives de dissuasion. Pour la piétaille souffrante, l'état des lieux est encore plus dramatique. A l'image de cette famille de Békira, dans la périphérie de Constantine, qui vient de perdre une mère après un coma de 10 jours. Après avoir récupéré le corps de la défunte, ses enfants et les membres de sa famille ont été profondément choqués par le fait que le cadavre livré n'était pas celui de leur défunte mère. Cette amère découverte a été faite en son domicile au moment où ils voulaient lui rendre hommage une dernière fois. Il fallait alerter le procureur de la République pour ramener ce cadavre à l'hôpital dans l'espoir de récupérer le bon. Hélas, c'est en vain puisque les services de la morgue n'ont rien trouvé. Branle-bas de combat pour recenser tous les décès des femmes âgées qui ont été enregistrés vendredi dernier. Il y avait quatre toutes non résidentes dans la wilaya de Constantine et aucune plainte n'est arrivée. Ce qui veut dire que les enterrements ont eu lieu. Alors que faire puisque la famille de la défunte tient à récupérer le cadavre quoi qu'il en coûte. Il reste donc une seule solution. Que le génial bidouillage qui traite la santé des citoyens sollicite de la justice une intervention pour déterrer toutes ces femmes en vue de les identifier. N'est-ce pas une situation désespérante.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H T
Source : www.lnr-dz.com