
La légende du reggae, Alpha Blondy, a offert mardi à Constantine, lors de la 5ème soirée du Dimajazz, un show magique et exceptionnel devant un public déchainé, si nombreux que la grande salle Ahmed-Bey a eu du mal à contenir.Attendu pendant des heures, celui que l'on surnomme le Bob Marley africain a enveloppé la salle, dès son apparition sur scène, d'ondes extraordinairement énergiques et positives.Accueilli par plus de 3.000 personnes survoltées, la star ivoirienne ouvre le concert avec "Jérusalem" pour chanter la paix et souhaiter l'entente entre tous les peuples de la Terre. Des les premières notes, l'euphorie se propage dans la salle comme une onde de choc.Débordant d'énergie, ce "jeune homme" de près de 63 ans, accompagné de son groupe The Solar System, lance "Crime spirituel" pour dénoncer, devant un public "buvant" ses mots, tout les maux qui détruisent les pays et aiguisent la haine entre les peuples.Alpha Blondy, ambassadeur des Nations-Unies pour la paix, propose une autre de ses plus belles chansons, "Cocody Rock" que le public reprend en choeur.Entouré de musiciens rivalisant de talent, il chante et livre ses opinions, sur la paix, sur la guerre, sur l'Afrique, sur l'amour et sur les choses de la vie.Il enchaine avec "Multipartisme" et "Peace in Liberia", puis lance "Brigadier Sabari" et tant d'autres "tubes", confirmant, à chaque mot, ses engagements d'homme de paix, de liberté et de développement du continent africain.En parfaite symbiose avec le chanteur, l'assistance dance, chante et "hurle" sa joie et approuve par ses acclamations les positions de l'artiste.L'autre moment fort du spectacle survint lorsqu'Alpha Blondy lance "Wish you were here", des Pink Floyd, écrite par Roger Waters et composée par David Gilmour pour, dira-t-il, "saluer les amis, ceux qui sont partis".Après de nombreux rappels, l'artiste, généreux comme toujours, sincère et chaleureux, quitte la scène vers une heure du matin sous des déluges d'ovations.Après le spectacle, Alpha Blondy a affirmé à la presse qu'il continuera à militer pour la paix et ses convictions, en "conjuguant l'unité africaine avec la culture". Il a aussi fait part de son "bonheur" de se produire à Constantine, une ville "si belle et tellement attachante".La première partie de la soirée a été assurée par le palestinien Tamer Abou Ghazala. Le chanteur qui se produisait pour la première fois en Algérie et dont les chansons semblent parfaitement connues par le public, a interprété un cocktail de chansons qu'il a lui-même écrites et quelques autres puisées du patrimoine arabe.Dans les styles hip-hop, rap, rock et jazz, Tamer a exprimé, par ses chansons, sa "rage" devant la situation intenable et si injuste que vivent les Palestiniens. "Kabar Ajil", "s'hit min noum", "Abath" et tant d'autres chansons ont été interprétées avec beaucoup de feeling, hypnotisant un public qui ne cessait de réclamer des titres.Tamer a indiqué à la presse, après le spectacle, qu'il était agréablement surpris par l'accueil du public et la reprise en choeur de ses chansons.Dédiée à la Palestine, la treizième édition du festival international Dimajazz, placée cette année sous le signe de l'événement "Constantine, capitale 2015 de la culture arabe", a été ouverte vendredi dernier et devra se poursuivre jusqu'au 3 décembre.Le groupe britannique Incognito est programmé pour la soirée de clôture.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz