
A moins d'une semaine du mois de carême, l'université islamique Emir Abdelkader a organisé, hier, une journée de sensibilisation en direction des citoyens, des fonctionnaires de l'université et du secteur de la santé sur le thème «Le mois de Ramadhan et la maladie chronique du diabète». La rencontre, qui a été animée par des médecins spécialistes du service de diabétologie du CHU Benbadis de Constantine et d'enseignants et responsables de l'université islamique, a traité de l'aspect dangereux sur la santé d'un carême mal assumé par les malades, en général, et par ceux souffrant du diabète de type 2 ou celui nécessitant la prise d'insuline, en particulier. Selon le responsable d'un Etablissement public de santé de proximité (EPSP), organisateur de la rencontre, l'objectif voulu à travers cette journée est de répondre aux questionnements qui taraudent l'esprit de tous les malades souffrant du diabète à chaque Ramadhan : «dois-je faire carême, comment prendre les médicaments ' etc.».Pour répondre autant que possible à toutes ces interrogations, le CHU, les EPSP et l'université Emir Abdelkader ont initié cette rencontre pour fournir aux malades les informations indispensables en la matière, qui est en même temps une journée de formation pour les paramédicaux et médecins de la santé publique. Sur la possibilité de jeûner ou non pour en éviter les éventuelles complications, le professeur Lazhar, du service endocrinologie et diabétologie du CHU Benbadis, dira que bien sûr, il y a des personnes diabétiques qui peuvent faire le Ramadhan et d'autres non.Et de souligner qu'en général, les personnes qui ne peuvent pas le faire sont celles qui prennent de l'insuline et qui peuvent avoir de la fièvre ou de la tension, s'exposant au danger en s'entêtant à faire le carême.Par contre, dira-t-il, les malades de type 2 qui prennent des cachets et si leur diabète est bien équilibré, il leur est possible de le faire en suivant le régime. Et de noter que, dans tous les cas de figure, il est impératif de suivre les conseils du médecin, sinon, il faut surveiller sa glycémie et si elle est en dessous de 0,60 ou de plus de 3 grammes, il faut interrompre immédiatement le jeûne, car le risque est grand de continuer à l'observer. Selon Samir Djaballah, un enseignant à l'université islamique, le point de la charia commence après l'avis du médecin.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A E A
Source : www.lequotidien-oran.com