Un couple a tenté de se donner la mort hier. Il s'agit d'une femme qui s'est jetée du premier étage d'un immeuble et qui a été immédiatement évacuée au CHU, et d'un homme qui a été empêché in extremis de passer à l'acte. C'est l'une des 46 familles souscriptrices avec le promoteur Nasri dans le projet des 700 logements. Hier, c'était la deuxième opération d'expulsion des familles qui avaient squatté les lieux et dont nous nous sommes fait l'écho lors de nos précédentes éditions. Les forces de sécurité avaient l'ordre d'appliquer une décision du tribunal d'El Khroub introduite en référé par le promoteur.
Contactée sur place, Mme Nafifa Fenoussaoui, membre du Syndicat des travailleurs de l'éducation, nous a décrit la situation alarmante que vit cette tranche de la société composée d'enseignants et d'éducateurs : «ça arrive dans leur propre pays.»
La décision d'expulsion est rejetée par notre interlocutrice qui parle au nom de ses collègues. Elle s'étonne d'une telle action, alors qu'au préalable, les concernés avaient obtenu gain de cause au niveau de la cour de Constantine quant à l'augmentation des prix alors fixés à 280 millions au lieu des 164 prévus initialement.
L'affaire est toujours au niveau de la Cour de cassation, en attendant la Cour suprême qui se prononcera définitivement. Le Syndicat des travailleurs de l'éducation et le Cnapest seront impliqués dans cette affaire, a confirmé notre source, et comptent monter au créneau dans les prochains jours.
Un avis d'indignation du Syndicat des travailleurs de l'éducation daté du 05/03/2013 a été déjà publié de leur côté, et les représentants locaux du Cnapest ont déjà effectué une démarche auprès du wali.
Ce dernier avait promis d'intervenir pour la suspension de ces expulsions qui, rappelons-le, ont débuté il y a une dizaine de jours, touchant huit familles déjà. De son côté, le chargé de la communication du promoteur a affirmé qu'il s'agit d'une décision de la justice concernant une affaire bien précise qui n'a rien avoir avec l'autre affaire déjà en cours.
Selon lui, «squatter est un acte de vandalisme, et la décision est claire», ajoutant : «Pourquoi ces souscripteurs rejettent -ils une décision de justice alors qu'ils l'ont applaudie quand elle leur a donné gain de cause '»
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N B
Source : www.letempsdz.com