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Des sites évacués mais non rasés... aussitôt réoccupés



Des sites évacués mais non rasés... aussitôt réoccupés
Le phénomène qui s'est produit il y a quatre ans à Oued El-Had, juste après l'évacuation puis le relogement des habitants du bidonville Djaballah, s'est réédité ces derniers jours à El-Maleh, un autre bidonville de la ville de Constantine. Les taudis, vidés de leurs occupants, n'ont pas été rasés aussitôt comme c'est d'usage partout en Algérie, depuis le début des années 2000. Du coup, à Djaballah, plus de 400 familles ont réoccupé le site et prétendent ouvrir droit à un logement social, appelant ainsi à une énième opération de recensement suivie théoriquement d'un relogement. À El-Maleh, selon des riverains, des délinquants ont déjà investis les lieux et s'attellent à les rétrocéder à des familles venues d'autres wilayas.En faisant l'économie d'un coup de pelle mécanique, les autorités locales induisent pour le Trésor public un effort financier de plusieurs milliards de dinars, inutile à la base. Les Constantinois se posent la sempiternelle question : à qui profite l'encouragement d'un tel phénomène '
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