
« Il n'est pas normal que le nombre de chauffeurs de taxis exerçant à l'intérieur de la ville stagne ou tend à diminuer sous la pression de contraintes irrationnelles», nous dit M. Mohammed Mohcène, président de l'Union des chauffeurs de taxis et des transporteurs de Constantine. «Le métier de transport par taxi est aujourd'hui subordonné à disposer d'une licence d'exploitation, dira-t-il, or le nombre de ces licences est en nette régression du fait du décès de leurs propriétaires, les anciens moudjahiddines».C'est ainsi que «650 licences sont gelées au niveau de la direction des transports. Une proposition a été faite pour que ces licences gelées soient attribuées aux descendants, aux handicapés ou aux jeunes chômeurs de la ville», mais sans réponse. Ce déficit et ce déséquilibre entre l'offre et la demande ont créé une tension sur les prix de location de ce document jusqu'à atteindre 10.000 DA/mois, alors que le prix réel fixé par la loi est de 1.500 DA. Ce qui a découragé beaucoup à investir ce secteur», précise M. Mohcène qui ajoute : «Nous avons proposé des solutions par la mise en 'uvre de la licence administrative, laquelle démarche, en plus de ce qu'elle peut apporter au transport, est aussi une alternative au chômage des jeunes de par ce qu'elle peut offrir en termes de postes d'emploi qu'elle peut créer». Mais, ces propositions n'ont pu être retenues «parce qu'elles se sont confrontées à un mur d'oppositions», dira M. Mohcène qui cite des propos tenus en «haut lieu». Pour M. Mohcène, c'est sur toutes ces défaillances que s'est développé l'exercice clandestin de la fonction. Et «c'est dans la logique des choses, reconnaît-il, un vide doit être occupé d'une manière ou d'une autre». Dans ce sens, notre interlocuteur rappelle qu'il existe 3.094 taxis en circulation à Constantine, sur un plan théorique seulement, car en réalité, ce sont 2.500 taxieurs qui exercent exclusivement ce métier, le reste étant des retraités ou encore fonctionnaires, qui ne sont là qu'à certaines heures de la journée. «Une requête a été déposée au niveau de la direction des transports pour mettre fin à cette pratique».
D'autre part, le représentant des taxieurs et transporteurs de Constantine reproche aux sociétés de taxis d'exercer des pressions sur leurs chauffeurs en leur fixant un rendement net de 1.800 DA par jour. «Ce comportement est une incitation à enfreindre la loi», dira-t-il, «et des dispositions légales vont être prises prochainement». Parlant de «Constantine capitale de la culture arabe», M. Mohcène, sans vouloir en dire plus, nous apprend qu'un «plan de circulation approprié est à l'étude et sera rendu public en temps utile».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel M
Source : www.lequotidien-oran.com