Ces laboratoires produisent plus de 140 000 boîtes/jour de Paracétamol. Plus de 1,2 million d'unités d'antibiotiques (anti-Covid-19) ont été également mises sur le marché national ces derniers jours.Une trentaine d'opérations d'inspection ont été diligentées par l'inspection générale du ministère de l'Industrie pharmaceutique et celle relevant des brigades mixtes avec le ministère du Commerce en direction des établissements de distribution au centre, à l'est et à l'ouest du pays durant la semaine écoulée.
Ces équipes ont pu constater, sur le terrain, le non-respect des dispositions de la réquisition du 18 janvier 2022 ainsi que la rétention d'une importante quantité de médicaments anti-Covid-19, dont l'Enoxaparine et le Paracétamol. Suite à ce constat, une vingtaine de mises en demeure ont été prononcées.
Ces équipes ont procédé aussi à la fermeture provisoire de deux établissements pharmaceutiques de distribution, en l'occurrence, la Sarl Attiryak Pharm à Constantine et la société Emir pharmaceutique à Alger, auxquels l'on a reproché le non-respect de l'obligation de mise à la disposition des officines, de toutes les quantités disponibles en stock, dans un délai maximum de 48 heures, ainsi que pour pratique commerciale illégale à savoir la vente concomitante et la vente dite par packs.
Les quantités de médicaments saisies ont été ventilées vers les pharmacies d'officine, 48 heures après avoir notifié les mises en demeure aux opérateurs incriminés.
Il faut noter que dans le cadre de la lutte contre les pratiques illégales de spéculation, de rétention ou de vente concomitante et en vue de garantir la disponibilité et l'approvisionnement continu des pharmacies d'officine en produits pharmaceutiques inscrits au protocole thérapeutique Covid-19, les usines ont augmenté leurs capacités de production.
Ces laboratoires produisent, conformément aux instructions de la tutelle, plus de 140 000 boîtes/jour de Paracétamol.
Plus de 1,2 million d'unités d'antibiotiques ont été également mises sur le marché national ces derniers jours. Cette nouvelle offre a été rendue possible par le rythme de production accéléré atteint par les producteurs, qui ont renforcé leurs équipes avec le système de travail en 3x8h et tous les jours de la semaine.
L'objectif est d'éviter les perturbations enregistrées ces derniers jours, notamment la rareté des médicaments entrant dans le protocole thérapeutique anti-Covid-19, engendrée par une forte demande due à la hausse vertigineuse des contaminations depuis plus d'un mois. La production locale, faut-il le reconnaître, contribue de plus en plus dans l'offre de produits pharmaceutiques sur le marché national.
"50 millions d'euros d'exportation en 2022"
Le ministre de l'Industrie pharmaceutique, Abderrahmane Djamel Lotfi Benbahmed, évalue son apport actuellement à 62 %. "Ce taux atteindra ou même dépassera les 70% en 2022", a-t-il déclaré mercredi dernier à la télévision nationale. Le reste sera compensé par les importations de médicaments qui ne sont pas fabriqués localement.
Mieux, optimiste, le ministre parle même d'exportation : "Nous avions déjà des programmes prévisionnels d'importation, maintenant nous avons mis en place un programme prévisionnel d'exportation. Nous avons eu des promesses pour 50 millions d'euros d'exportation pour 2022. J'espère qu'on ira plus loin."
Lotfi Benbahmad reconnaît toutefois que l'exportation du médicament est une "affaire assez complexe" qui nécessite un "travail de fond", déjà entamé par la mise en place d'un dispositif réglementaire pour accompagner les opérateurs algériens. Pour lui, l'exportation comprend, entre autres, des problématiques intersectorielles inhérentes aux ministères du Commerce et des Finances.
D'où la mise en place de comités mixtes. "Ce dispositif permettra, à la fois, de transférer industriellement des produits pharmaceutiques et de se projeter à l'export pour les opérateurs locaux tout comme pour les multinationales", a expliqué le ministre.
B. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Badreddine KHRIS
Source : www.liberte-algerie.com