Constantine - Revue de Presse

Des marches dans plusieurs wilayas La protestation des lycéens s'élargit



La protestation des lycéens contre la surcharge des programmes de terminale gagne en ampleur. Hier, dans plusieurs wilayas du pays, des candidats au bac 2008 ont boudé les cours et sont sortis dans la rue pour revendiquer l?allègement des nouveaux programmes et l?adaptation des sujets d?examen avec les cours effectivement dispensés. Des marches de contestation ont été organisées dans plusieurs wilayas.A Oran, les élèves de terminale ont réinvesti hier la rue, après la marche avortée jeudi par les forces de l?ordre pour protester contre la surcharge des programmes pédagogiques. Cette fois-ci, les lycéens étaient mieux organisés et le mot d?ordre de manifestation avait bien circulé grâce aux téléphones portables, aux tracts mais aussi à Internet, où un site électronique a été mis en ligne par les contestataires pour mobiliser leurs camarades. Il était 9 h quand les lycéens de plusieurs établissements de la ville d?Oran ont décidé de descendre dans la rue pour une marche de contestation vers la direction de l?Education. Les forces de sécurité mobilisées pour éviter tout débordement avaient essayé à maintes reprises d?empêcher la marche des lycéens dans le 1er boulevard périphérique, mais le nombre impressionnant des contestataires a compliqué la tâche des policiers. Quelques lycéens ont affirmé qu?ils avaient été bastonnés par des éléments des services de sécurité. De son côté, une source de la police a démenti ces propos, tout en précisant qu?il n?y a eu aucune interpellation durant cette action de contestation.Des centaines de lycéens ont réussi tout de même à atteindre la direction de l?Education, qui a été assiégée durant plus de deux heures par les contestataires, qui ont exigé de rencontrer le directeur de l?Education pour obtenir «des éclaircissements mais surtout des garanties» quant à la prise en charge de leurs revendications. Un grand rassemblement a été tenu, à partir de 10 heures, par les lycéens au niveau du siège de la direction de l?Education. Une foule compacte de lycéens s?est amassée devant l?Académie et ses abords.Si le sit-in des jeunes manifestants n?a connu aucun dérapage, il n?en demeure pas moins que les policiers mobilisés sur place étaient sur les dents. Les visages des éléments des forces de l?ordre, dépêchés sur les lieux à bord de quatre fourgons - sans compter les véhicules bleus en stationnement devant le siège de la wilaya côté parking -, laissaient transparaître une certaine tension. Arborant des pancartes dénonçant « les programmes surchargés » et réclamant leur « décompression » et surtout « l?élaboration des sujets de l?examen du bac en fonction du programme effectivement dispensé », les manifestants ont été unanimes à exprimer leurs appréhensions d?être interrogés au bac sur des sujets qui figurent sur le programme mais non enseignés en classe.Au plus fort de la grogne, aux environs de 11 heures, le directeur de l?Académie accepte de prendre langue avec les représentants des lycéens manifestants pour écouter leurs doléances, les éclairer sur certains points et calmer les esprits. Le premier responsable de l?Education nationale au niveau de la wilaya d?Oran, accompagné d?un nombre de responsables de son Académie, reçoit ainsi des « délégués » des lycées prenant part à la protestation. Dans un point de presse qu?il a animé à l?issue de sa réunion avec les représentants des lycéens, le directeur de l?Académie a souligné que « les revendications des lycéens de la 3ème année sont parfaitement légitimes », dans la mesure où, a-t-il ajouté, « le nouveau programme des classes de terminale pose un problème ». Il nuancera toutefois en ajoutant: « Le nouveau programme n?est pas surchargé sur le plan contenu pédagogique, mais c?est la manière d?aborder ce programme qui n?est pas à la hauteur ». Mais il rectifiera un peu plus loin: « Je ne suis pas en train de remettre en cause le travail des enseignants, mais il s?agit de la première année bac de la réforme et c?est normal qu?il y ait quelques difficultés ».Le même responsable a tenu à rappeler « les précisions » du ministère, à savoir que « les sujets du bac ne porteront que sur les programmes effectivement dispensés » et que « les cours seront prodigués selon le rythme et la cadence normaux ». Il est à noter par ailleurs que les lycéens protestataires se sont donnés le mot de reprendre les cours dès aujourd?hui, mais ont menacé de reprendre le mouvement de protestation si le ministère ne concrétise pas son engagement.A Aïn Témouchent, le mot d?ordre de la veille a été respecté. Environ 600 élèves ont observé un sit-in devant la direction de l?Education de Aïn Témouchent. Il s?agit de lycéens de la terminale venus des établissements de Aïn Témouchent et de Chaabet El-Leham pour présenter une plate-forme de revendications à la direction de l?Education. « Au moins six lycéens faisaient partie du groupe devant s?entretenir avec les premiers responsables du secteur », affirmait une lycéenne venue du lycée Bachir Ibrahimi de Aïn Témouchent.  HUIT LYCEENS INTERPELLES A CONSTANTINE
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)