Constantine

Des logements inoccupés depuis près de 20 ans



Des logements inoccupés depuis près de 20 ans
De la CNEP-immo à l'Assure-immo, le parc immobilier en souffrance à la cité Boussouf, située dans la banlieue ouest de la ville de Constantine, connaît un interminable statu quo sans que cela suscite la plus petite réaction des pouvoirs publics. Pas moins de 552 logements sont, ainsi, inoccupés depuis près de... 20 ans ! Il s'agit de 192 logements (3 tours de type R+15), 128, 120 et 100 autres logements ainsi que 12 villas.Une véritable gabegie que rien ne justifie. Pas même l'argument du glissement de terrain avancé il y a quelques années par les services concernés, et qui devient caduc dans la mesure où durant tout ce temps-là, on aurait pu et dû trouver une solution à ces constructions inoccupées. Des spécialistes de renom estiment, aujourd'hui, que tous les terrains sont constructibles pour peu que l'on adopte les matériaux de construction adéquats à chaque type de terrain.Dès lors, qu'est-ce qui a empêché la société détentrice de ce patrimoine de conforter, le cas échéant, ses bâtisses et procéder, par voie de conséquence, à leur attribution ' Mais comme la volonté n'y est pas et que la protection des deniers publics n'intéresse pas trop, on s'est contenté de laisser ces logements péricliter et servir, en même temps, de défouloir pour les pilleurs et de réceptacle à toutes les formes de dérive.Et ce n'est que tardivement que les responsables concernés ont mesuré l'ampleur de la déchéance et pris conscience de la destruction de ce bien public et décidé de recourir au gardiennage.Un gardiennage devenu, au fil du temps, budgétivore. Un véritable gâchis pour l'ex-CNEP-immo qui accuse un double manque à gagner inestimable en ayant, d'une part, engagé des milliards de dinars pour la réalisation de ces logements sans en avoir récupéré aucun centime en les cédant aux épargnants et en déboursant, d'autre part, des sommes folles en gardiennage.De fait, ces logements sont un parfait exemple de gaspillage des deniers publics. Et dans la mesure où les autorités centrales tardent à donner leur feu vert pour leur attribution, les 552 logements CNEP de Boussouf continuent leur lente, mais certaine, dégradation devant le regard dépité de centaines de demandeurs de logement.


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