Constantine - A la une

Des leçons à ne pas enterrer...



Des leçons à ne pas enterrer...
Deux leçons zambiennes qui resteront des cours parfait pour les Verts. Deux leçons qui incinèrent les titres de nos joueurs professionnels.Il suffit de consulter le catalogue des derniers matchs pour comprendre que les effets de la gestion de l'ex-Fédération algérienne de football sont encore présents et continueront à démolir l'image de notre équipe nationale si rien n'est fait pour la reconstruire. Les réactions se multiplient. Il y a cette formidable réaction du public de Constantine, une réaction totalement sportive qui marque un attachement à ses joueurs, qui n'avaient pourtant rien fournit sur le terrain, si ce n'est de se faire ridiculiser devant des joueurs de moins de 20 ans. Des différentes déclarations se dégagent une seule, celle qui met hors de cause le sélectionneur dans cette débâcle qui ne dit pas son nom.Ce sont les joueurs qui font le match sur la base d'une stratégie mise en scène par l'Espagnol Lucas Alcaraz. L'on s'interroge sur le retour d'écoute accordé au sélectionneur par ses sélectionnés. Le terrain vient une fois de plus de répondre à cette grande inquiétude qui nous vient des professionnels. Le mal est plus profond, L'image ne peut en être que ternie et les conséquences, risqueraient d'être pour longtemps irréparables.Il y a une extrême urgence pour Lucas Alcaraz à imposer son empreinte sur le tapis, à prendre les commandes et à tourner le dos à toute tentative d'ingérence. Un joueur est laissé en héritage, en l'occurrence Mandi, toujours sur la liste de départ. Ceci n'est qu'un triste exemple par rapport à d'autres joueurs qui sont classés nuisibles. Ce n'est certes jamais facile (de faire une liste), tout le monde dénonce le fait que c'est surtout la période et le peu de visibilité sur les joueurs et leur temps de jeu qui a augmenté la difficulté. Certains ont repris plus tard que d'autres.Il y a des disparités importantes sur le plan athlétique, d'autres dénoncent le mauvais jeu que développe sur le terrain la majorité des joueurs par rapport a celui qu'ils enflamment dans leur équipes respectives. «Le sélectionneur s'échauffe et il faudrait, encore, lui donner le temps pour concrétiser ses objectifs qui sont ceux de la CAN-2019, ce qu'il lui permettrait d'affirmer les valeurs qu'il entend défendre et imposer à l'équipe nationale, à ceux qui pourraient être sélectionnés de bien comprendre ce message».Tout le monde ne sera pas de la partie, de nouveaux joueurs seront sélectionnés et l'équipe nationale sera composée que de ceux qui s'engageraient à défendre les couleurs nationales. Kamel Berroudji, ex-joueur international, avait eu raison de nous déclarer : «En Zambie, nous reviendrons avec zéro point et chez nous ce sera la même chose.»Nos joueurs ne sont pas prêts pour défendre nos couleurs, pour réussir, il va falloir tout reprendre de zéro avec la nouvelle génération. Pour Ali Fergani, «le niveau du match, n'est que la pâle copie du match aller et le niveau de jeu proposé était trop bas et pauvre pour espérer un meilleur résultat. C'est vrai que le penalty raté de Mahrez à plombé encore plus les jambes de nos joueurs. Mais je pense sincèrement que la composition de l'équipe n'était pas adéquate. Je m'explique : Pourquoi mettre Soudani avant de pointe à la place de Slimani ou de Hani ' Soudani est un joueur de couloir.Pourquoi mettre trois milieux récupérateurs, puisque en plus de Taider et Bentaleb, il a incorporé Benguit 'Pourquoi sortir Brahimi, qui même s'il n'était pas à son niveau habituel, était le seul capable de faire la différence 'Mahrez aurait dû être remplacé par rapport à son mauvais rendement durant tout le match. Notre ambition était de gagner en Zambie, puis après la défaite du match aller, il nous fallait à tous prix vaincre à domicile, pour sauver les apparences. Ce ne fut malheureusement pas le cas et franchement, au vu de la rencontre et le peu d'occasions créées, cette défaite est méritée.Cela fait à peu près 10 ans que notre E.N n'a pas perdu à domicile. Le mal est profond, et s'il n'y a pas une prise de conscience la chute vers l'enfer ne fait que continuer.» Voilà, ainsi s'achève l'aventure du mondial 2018.Une fin voulue, presque par les joueurs qui ont montré, encore une fois, leurs limites d'engagement pour les couleurs nationales, tout comme leurs encagements tactiques et techniques. A présent, c'est au tour de Lucas Alcaraz de nous montrer ses capacités à former une autre équipe et à imposer son empreinte disciplinaire.
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