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Des dizaines de lignes paralysées Protesta des transporteurs à Mila



Des dizaines de lignes paralysées Protesta des transporteurs à Mila
Jugeant « abusif » le paiement des droits d'accès et de stationnement à la gare routière, des dizaines d'opérateurs ont bloqué, hier, tous les accès Est de la ville.
Les délégués de l'APC et les représentants de l'ordre ont eu tout le mal à faire entendre raison aux occupants de la chaussée, qui ont bloqué cet itinéraire jouxtant le rond-point Abdelhafid Boussouf à l'aide de leurs moyens de locomotion. En dépit d'une fine pluie battante, les intéressés sont décidés à en découdre avec qui de droit. Ils s'insurgent essentiellement contre la «surenchère» en matière de paiement des droits d'accès à la station des voyageurs imposée par l'adjudicateur. Selon bon nombre de plaignants, «ce dernier applique d'une manière abusive et irrationnelle les clauses dudit document, allant jusqu'à contraindre les intervenants au paiement des redevances dues, y compris pour les journées de non-stationnement dans l'enceinte de l'infrastructure».
Pis encore, il leur impose de s'affranchir préalablement de ces royalties, soit 4500 DA/mois, alors qu'auparavant ils payaient une taxe journalière de 150 DA. Le mis en cause qui trouve cette exigence parfaitement normale, s'explique : «Le montant annuel de l'adjudication a pratiquement doublé. S'il y a entorse à la réglementation, elle est du ressort de l'APC, qui n'a pas respecté les dispositions du document en question en majorant excessivement le bail de location annuel.»
Rencontrés sur les lieux du trouble, le coordinateur de wilaya de l'organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA), Abdelkader Bouzerzour, et son collègue de l'UGTA, Hocine Blilat, sont formels : «La conséquence de cette levée de boucliers incombe à l'adjudicateur, qui est fautif de transgression flagrante des dispositions d'un document officiel.»
Anarchie, imprévoyance et mauvaise gestion
De nombreuses langues parmi les protestataires se sont déliées pour dénoncer l'anarchie et la désorganisation régnantes au sein de la structure des voyageurs. Des chauffeurs de taxi y accèdent indûment, indisposant les usagers avec leur va-et-vient incessants, au détriment des utilisateurs astreints au délai de stationnement. L'arrêt impromptu aux alentours de cette aire des minibus reliant Ferdjioua à Constantine, est également décrié. «Ces engins n'ont pas le doit de transiter par le centre-ville ; normalement, ils doivent emprunter, à hauteur du rond-point du centre universitaire, la pénétrante sud de Ouled El Kaim pour rallier la ville des Ponts», s'insurgent nos interlocuteurs. D'après eux, «dès qu'un minibus en partance pour Constantine quitte le quai, un engin similaire parqué aux aguets prend le relais pour lui rafler la clientèle». Et de continuer : «C'est du pur racolage pratiqué au nez et à la barbe des autorités publiques. Et c'est ce genre de course-poursuite, exacerbée par l'imprévoyance et le laxisme des responsables concernés, qui a coûté la vie aux sept victimes de la tragédie routière, il y a quelques jours dans la wilaya de Constantine.» Entre les desideratas des uns et des autres, les dindons de la farce ne sont autres que des centaines de prestataires, qui continuent de payer les frais d'une gestion toute approximative.
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