La rentrée scolaire 2011-2012 à la cité Boussouf a, encore une fois, donné du fil à retordre aux directeurs des quelques écoles primaires existantes.
Entre les anciens élèves, les nouveaux inscrits, et des classes en nombre insuffisant pour faire face à une demande recrudescente, les responsables de ces établissements n'ont pas pu appliquer les consignes du ministère de l'Education nationale.
En effet, au niveau de ces établissements où les classes comptent bien plus que 30 élèves, il n'a pas été possible de libérer les écoliers à 14h 30 conformément aux directives de Benbouzid. Ces écoles travaillent à plein régime, de 8h à 17h, sans interruption, faute de classes disponibles.
Il est vrai que depuis sa construction, il y a une trentaine d'années, la cité Boussouf a accueilli des milliers d'habitants, alors que les infrastructures publiques, dont les établissements scolaires, n'ont pas suivi l'accroissement démographique de cette mégacité. Partant ce sont les élèves du cycle primaire, surtout, qui font les frais du manque d'infrastructures, sachant que la surcharge numérique des classes ne favorise sûrement pas une bonne compréhension des leçons.
Les directeurs de ces écoles se retrouvent chaque année dans l'embarras, ne sachant pas comment caser les élèves, au nombre sans cesse grandissant. Les pouvoirs publics peuvent-ils y remédier ' A vrai dire, il est difficile, à l'heure actuelle, de s'attendre à une amélioration de la situation, laquelle passe par la réalisation d'autres établissements, et pour ce faire, il faudrait qu'il y ait préalablement une inscription de nouveaux projets. Or, la cité Boussouf, du moins une bonne partie, est classée zone rouge, donc non constructible, ce qui signifie qu'elle ne peut bénéficier de nouvelles infrastructures de ce genre. En effet, depuis le fameux rapport du bureau d'étude français, Simecsol, sur l'évolution et la répartition des glissements de terrain à Constantine, la partie sud de la cité Boussouf, la troisième tranche plus précisément, n'a pas vu naître d'autres écoles. Jusqu'à quand '
Aucune autorité n'est en mesure, pour l'instant, de donner un délai quant à la levée de cet «embargo»; en attendant, le nombre d'élèves est allé crescendo et pour les «caser», les responsables des établissements existants sont appelés à «jongler» avec le temps. Et c'est ainsi finalement que des élèves de 1ère année primaire sont «libérés » à 17 h. A quelle heure arriveront-ils chez eux ' Et à quelle heure, surtout, commenceront-ils à faire leurs devoirs'
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rachid Lourdjane
Source : www.elwatan.com