Le responsable de la
Société de distribution de l'électricité et du gaz de l'Est (SDE),
dont le siège se trouve au niveau de la nouvelle ville Ali Mendjeli,
a lancé hier un appel pathétique sur les ondes de la radio régionale, «après
avoir, dit-il, constaté des situations dangereuses dues à la mauvaise
utilisation du gaz domestique faite par les citoyens des zones rurales à
l'intérieur de leurs habitations». Ces responsables se sont basés sur les
résultats de la dernière campagne de sensibilisation qu'ils ont entreprise
dernièrement. A ce propos, Mme Bouhouche, chargée de
la communication au niveau de la
SDE, a tiré la sonnette d'alarme sur ce phénomène qui relève
d'un manque évident de conscience des dangers provenant de l'inhalation de
l'oxyde de carbone qui ne cesse de faire des victimes, surtout au niveau des
zones rurales.
«Au cours de nos pérégrinations dans le cadre de cette campagne, a-t-elle
indiqué, nous avons trouvé beaucoup de situations dangereuses dans les
domiciles campagnards du fait que les citoyens, pas toujours conscients des
dangers qu'ils encourent, continuent à utiliser la «tabouna»
pour se chauffer à l'intérieur de pièces où ils prennent soin d'obstruer toutes
les issues d'aération». Par exemple, a-t-elle poursuivi, dans les villages
ruraux de Béni-Yagoub et Betrouche,
proches des limites administratives des wilayas de Constantine et Mila, il a été constaté une absence totale d'issues
d'aération dans les habitats ruraux parce que les espaces aménagés à cet effet
ont été tous obstrués pour empêcher le froid de pénétrer. Mais le plus grand
danger d'accident a été décelé au niveau des pièces réservées au bain, où les
habitants introduisent souvent la tabouna allumée
pour réchauffer la pièce.
Dans d'autres zones proches de l'agglomération constantinoise, les
responsables de cette société ont relevé beaucoup de carences techniques au
niveau des conduites intérieures du gaz de ville faites par des installateurs
non agréés. D'autre part, signalent-ils, chez les nouveaux résidents qui ont
été délocalisés dernièrement de la ville de Aïn-Smara
pour occuper des logements neufs dans la cité des 200 logements de H‘richa Amar, située dans la même
localité, les mêmes constatations ont été faites, où sur un nombre de 200
familles, 5 cas d'anomalies dans les installations intérieures du gaz et dans
l'aménagement des aérations ont été relevés.
«Ce n'est pas du tout négligeable, ont commenté hier des citoyens de Aïn-Smara que nous avons contactés, car sur ce nombre de
négligences qui apparaît infime par rapport à la population considérée, des
accidents mortels peuvent survenir. Il n'y a qu'à voir les statistiques et les
drames qui se produisent chaque jour en endeuillant de nombreuses familles». Pour
rappel, il convient de préciser que pas moins de 18 cas d'intoxication par le
monoxyde de carbone sont survenus la semaine dernière dans les villes de Aïn Abid (14 cas) et El-Khroub (4 cas). Toutes ces victimes ont été sauvées de
justesse d'une mort certaine.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com