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De nombreux projets gelés



De nombreux projets gelés
L'autoroute Est/Ouest longue de quelques 1 200 km toujours inachevée 11 années après le premier coup de pioche, n'en finit pas de faire parler d'elle. Notamment le tronçon Constantine/frontière algérienne Oum Teboul (400 km). Le scandale des pots-de-vin du début 2015 impliquant 16 cadres à différents niveaux des institutions de l'Etat (un a pris la fuite et quatre sous mandat de dépôt) est à l'origine du gel de nombreux projets socio-économiques.D'autant que sont cités une dizaine de représentants d'entreprises étrangères dons Citic-CRCC (Chine), Cojaal (Japon), SM Inc (Canada), Isolux Corsan (Espagne), Pizarotti (Italie), Garanventas (Suisse) et Coba (Portugal). Qualifié d'être un des plus importants auteurs des faits de corruption, le groupe japonais Cojaal, avait démenti toute participation de près ou de loin dans le versement de pots-de-vin en contrepartie de marchés pour la réalisation de l'autoroute Est/Ouest. Il avait, par contre, reconnu avoir loué des pieds à terre, voitures et camions au bénéfice à un des cadres managers de l'Agence nationale des autoroutes Khelladi Mohamed. La réalisation de cette autoroute, encore inachevée, a coûté au Trésor public 11 milliards de dollars dont 5 milliards versés au titre de pots-de-vin. C'est avec en arrière fond ce mélimélo aggravé par le farfouille de Amar Ghoul à la tête du ministère des travaux publics qu'est intervenue la gestion de Boudjema Talai. Il avait en charge ce même département auquel s'est greffé celui des transports. Dès sa prise de fonction, Boudjema Talai est arrivé à la conclusion que quand il s'agit de règlement des factures à termes échus, les entreprises étrangères sont intransigeantes. «Pas de paiement, pas de travaux». Ce qui explique la suspension de ceux portant réalisation du tronçon long de 84 km du tronçon Constantine/Frontière Oum Teboul par le groupe japonais Cojaal. Comme il a été également confronté à des difficultés dans la réalisation des 24 pénétrantes et autres éléments du réseau autoroutiers. La sentence était toujours la même : «caisse vide» avec pour conséquence le non-paiement des entreprises étrangères. Boudjema Talai a réussi tout de même à donner un bon coup de fouet aux deux secteurs. A commencer par les travaux publics avec le lancement des travaux de reconversion de l'ancienne aérogare de Annaba en un centre de fret important. Sous son impulsion et bien qu'ils soient majoritairement de financement public, plusieurs projets ont connu des avancés appréciables. Il y a également le dossier Sntf avec le plan de modernisation des moyens techniques et des infrastructures telles les gares ferroviaires et la mise à niveau des effectifs. Aussi enregistrée, la signature des pactes d'actionnariat. Ils portent création de deux sociétés algéro-espagnoles dans le secteur des transports. Les travaux qu'elles ont engagés ont impacté positivement sur la circulation routière avec l'élaboration d'un plan de circulation automobile. Il reste, cependant, que la mise en pratique de pareil projet avait été à l'origine de récriminations à différents niveaux. Ce qui expliquerait les tergiversations enregistrées depuis le départ de Boudjema Talai en ce qui concerne, notamment, la réalisation du projet dit «Nouveau Plan de Circulation». Il concerne tant la capitale que les grandes villes. Bien des années après la finalisation des études, l'usager de la route en milieu urbain ne voit rien venir. Rien n'explique cet attentisme au moment où le parc national des voitures particulières, transport des voyageurs et en commun augmente chaque année un peu plus. La situation est aggravée par l'état des infrastructures routières. Il en est de même pour les magasins et les cafétérias occupant des locaux dans les gares et aérogares. Ils ferment souvent avant l'arrivée ou le départ des avions, bateaux, trains, autocars et taxis. Les préposés aux différentes prestations de service public ou privé ont des horaires de travail dignes des établissements scolaires. Cette situation donne, à tout étranger, la vision d'un laisser-aller impactant négativement sur le développement du tourisme. C'est dire que la prestation de service offerte est faite en fonction des horaires des préposés et non des besoins des voyageurs ou des usagers ' Ceci entraîne des répercussions directes parfois dramatiques. Telles les ambulances bloquées dans la circulation alors qu'elles doivent sauver des vies humaines. Le coût économique de pareille défaillance est énorme. Les experts l'ont évalué à 500 000 dollars/jour. Sous la direction de Boudjema Talai, le ministère des Transports avait envisagé la mise en route d'un plan de modernisation des moyens humains et matériels et des infrastructures. Bien des mois après, on est dans l'attente de son exécution.
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