
Une atmosphère de joie mêlée à une forte colère a marqué l'opération d'attribution d'environ 400 logements sociaux, chapeautée, hier, par le wali de Constantine, dans la commune de Aïn Abid.Une demi-heure à peine après son entame, la cérémonie de remise des clefs s'est transformée en un grand mouvement de protestation, tenu par une centaine d'habitants de cette commune. Ces derniers, en grogne, ont déclaré qu'ils ont été exclus abusivement par la commission de recours avec la complicité du chef de daïra. «Nous avons préféré assister à cette opération pour parler au wali, qui doit être au courant des dépassements survenus dans la liste des bénéficiaires. En plus, l'on refuse de nous adresser la parole au niveau de la daïra. Nos requêtes ne sont jamais prises en considération. Pour quelles raisons '» a lancé l'un des présents. Et de poursuivre qu'avoir un logement est synonyme d'une longue bataille à mener contre l'administration. La colère des protestataires, qui ont voulu aborder à tout prix le premier responsable de la wilaya, a pris de l'ampleur.Ce qui a nécessité le renforcement des éléments de sécurité afin que M. Abbes puisse s'introduire à l'intérieur des appartements et pour empêcher tout dérapage. Les revendicateurs n'ont pas hésité à porter des accusations graves à l'encontre du chef de daïra. Ces tirs croisés sur le responsable en question ont provoqué la grogne du wali, causant l'interpellation de l'un des habitants concernés. Pour sa part, Kamel Abbes a affirmé que le nombre des familles écartées par la commission de recours ne dépasse pas la vingtaine. «Nous avons découvert que parmi les demandeurs, il y a des commerçants, des propriétaires des terres agricoles et d'anciens bénéficiaires. Nous allons étudier les dossiers de ces gens, qui vont présenter leurs arguments, au cas par cas.Cela va se faire à travers une enquête approfondie, afin de confirmer que le revenu mensuel ne dépasse pas les 24 000 DA. Suite aux résultats de l'enquête, nous allons les intégrer dans les 50 logements réservés pour la liste de recours, qui ne sont pas encore distribués», a-t-il dit. Le wali a tenu à apaiser les esprits, en rassurant les habitants qu'il y aura un nouveau programme en voie d'achèvement de 4000 logements sociaux. Pour ce qui est des accusations contre le chef de daïra, le wali a dit : «J'étais obligé d'agir, car un fonctionnaire de l'Etat doit être traité dignement. Il faut qu'il y ait un respect mutuel.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yousra Salem
Source : www.elwatan.com