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CSC-NAHD, une non-affaire



CSC-NAHD, une non-affaire
Pour une fois, la pression soutenue sur les démembrements de la Fédération algérienne de football (FAF) par la presse a porté ses fruits et incité ces dernières à réagir. Ainsi, la Ligue de football professionnel (LFP) s'est voulue ferme en soulignant, il n'y a pas longtemps, que ses hommes seraient vigilants sur ce qui reste de journées à jouer et dans la foulée la bonne volonté dont devrait faire preuve comme par exemple éviter de faire des déclarations tendancieuses ou encore d'adopter toute attitude de nature à semer le doute, sinon d'ajouter de l'huile sur le feu sur une compétition plus qu'amochée sur le plan de la morale.Du coup, la commission fédérale des arbitres a décidé de modifier en dernière minute la composition du trio arbitral prévu pour arbitrer la rencontre ayant opposé le CS Constantine au NAHD (2-2) pour des présomptions de corruption. Le communiqué n'est pas disert et ses rédacteurs se sont contentés de rappeler, de manière subliminale, qu'ils sont intervenus à temps pour (s)éviter une affaire compliquée qui aurait fait couler beaucoup d'encre et surtout alimenter en informations et/ou bobards pour la suite du championnat. Un risque qui aurait bien entendu servi à alimenter toutes les supputations possibles chez le supporteur-lambda et servi également aux dirigeants de justifier a posteriori tout mauvais résultat de leur équipe.Toutefois, un de nos confrères croit savoir, à la suite d'indiscrétions, que ce serait un dirigeant du NAHD qui aurait permis d'éventer la démarche de l'un des assistants à son endroit. Une proposition, et c'est tout à l'honneur du dirigeant en question, évacuée du revers de la main d'une part et portée à la connaissance de qui de droit auprès de la fédération d'autre part. En prenant la décision de lancer un communiqué en ce sens la Ligue de football professionnel trace son territoire, rappelant en cela que la médiatisation faite jusque-là à sens unique de manière abusive et généralement malhonnête par les dirigeants de clubs n'est pas de leur seul apanage. Ce qu'elle aurait, d'ailleurs, dû faire depuis longtemps pour éviter d'abord de se déconsidérer aux yeux de l'opinion publique, mais surtout de banaliser des pratiques qui n'interpellent plus personne. Est-il alors besoin de rappeler le nombre de fois où des dirigeants, à tort ou à raison, convoquent in-situ et en urgence une conférence de presse à même les vestiaires ou la main courante pour dire, voire déblatérer sur leurs collègues du club adverse, l'arbitre, la ligue, la fédération, le ministère... Des affaires de ce genre il y en a eu à foison... chaque saison.Pourtant de toutes ces sorties très médiatiques et médiatisées, il n'y a jamais eu de réaction énergique des responsables à hauteur des instances sportives nationales. Ces affaires n'en cachent pas moins que le mal existe et il ne faudrait pas être un grand expert pour décoder les soudains enrichissement d'une grande partie des présidents de clubs, pour certains inamovibles depuis plus d'une quinzaine d'années, des arbitres et même des présidents de ligue régionale, voire de wilaya dont certains retraités de la Fonction publique ou du secteur économique depuis des décennies et donc des retraités dont la pension ne peut en aucun cas dépasser les 30 000 dinars (il s'en trouve à14 000 DA) et qui, pourtant, roulent carrosse, habitant de somptueuses villas et parfois disposant de résidences secondaires en bord de mer.Le ver étant forcément dans le fruit, c'est tout le fruit qu'il y a lieu de jeter. Pour la fédération, cela devrait consister à engager une véritable révolution dans le monde du football, au sein des clubs, dans les corps dirigeants et bien entendu en son sein d'abord. L'affaire du match CSC-NAHD est un peu comme l'histoire du berger criant au loup. Elle n'intéressera plus personne une fois la saison terminée.A. L.


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