
Dans ces colonnes, nous avons très souvent évoqué les risques d'implosion du CS Constantine au lendemain même du 8 août 2009, quand était évoquée une très perceptible dichotomie entre le président du CSA et l'un des membres du CA et tout autant directeur sportif de l'équipe professionnelle. La concentration, même très diffuse des décisions chez une seule personne ne pouvait, en réalité, qu'aboutir à une ou des ruptures. Et il s'en est trouvé des ruptures, notamment au cours de cette saison après celle très médiatisée de l'année écoulée. Pourtant la saison 2011/2012 a très bien été entamée, comme en témoigneront des résultats époustouflants dont nous ne citerons que le carton infligé à l'USMH et le point pris à l'USM Alger sur son terrain. Le passage à vide qui s'ensuivra, ce qui, logiquement, est normal, sera toutefois exacerbé par le comportement de trois, voire quatre joueurs qui sembleraient, contre l'avis du coach, en l'occurrence Rachid Bouarrata, bénéficier d'un sournois relais auprès d'un dirigeant que la vox populi soupçonnait de «faire des affaires » sur le dos du club en privilégiant leur migration vers des clubs de la péninsule arabique et pour cause, le pactole conséquent. Des résultats en dents de scie vont immédiatement suivre, conséquence de la méforme d'éléments pratiquement essentiels dans l'écheveau du coach et dont la particularité est beaucoup plus d'être absents en cours de semaine et alignés le jour de la rencontre. Pour qui connait Bouarrata, nul ne s'expliquait par quel phénomène ce coach très exigeant et à la forte personnalité (relative en réalité) avalait autant de couleuvres avec'autant de facilité. Un accroc avec le directeur administratif balisera une fracture qui ne se ressoudera plus jusqu'à la démission annoncée au milieu de l'après-midi de dimanche passé. Il faut souligner que celui-ci (le directeur administratif) avait, quelques semaines auparavant, qualifié, sur les ondes de la radio locale, le coach de «ringard » ayant une conception tactique du football qui relève des années soixante- dix. La grande particularité qu'il faudrait reconnaitre au doyen de l'est est sa capacité à se ressaisir dans les moments difficiles mais également l'aptitude de ses dirigeants à rapidement se solidariser dans les mêmes circonstances. C'est pour cela qu'il n'y a, en réalité, notamment pour les inconditionnels, aucune inquiétude à se faire pour le CSC sur la suite des évènements.
A.L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Lemili
Source : www.latribune-online.com