Qui avait cru que le club du vieux rocher occuperait les devants de la scène ? Au bord du forfait durant l'intersaison, seul l'amour du club avait encouragé certaines bonnes volontés à tenter l'aventure. Un recrutement tout juste moyen associé au maintien de quelques cadres, une préparation approximative effectuée à la hâte, et voilà le CS Constantine paré pour affronter la saison 2007/2008, celle de tous les risques. L'entame de la saison ne pourrait donc être une réussite d'autant que le club devait jouer ses deux premières rencontres à huis clos. Sous la houlette du coach Mehimdet, les coéquipiers du capitaine Sedrati vont faire face à tous ces impondérables pour négocier les matchs un à un. Cela ne fut pas facile car, avec un seul point en deux rencontres, l'inquiétude était de mise, mais c'était compter sans cette hargne et cette combativité légendaires d'un CS Constantine ressuscité qui retrouvera sa verve et son inconditionnel public. Intraitable à domicile où il fera le plein, le CSC ira grignoter quelques points en déplacement, une nouveauté pour le club qui avait tant souffert la saison précédente, ce qui lui vaudra d'ailleurs la troisième place menant à l'élite. Avec la meilleure défense de la «Division Deux» pour cette phase aller avec seulement neuf buts encaissés, soit trois de moins que l'OMA et l'ASMO, les Benmoussa, Sedrati, Griche et autres Nasri, vont constituer une véritable muraille infranchissable, alors que le milieu de terrain, renforcé en la circonstance par Medjoudj Nacer aux côtés des Djeffel, Keraguel et Saïbi, jouera un rôle important dans cette solidité défensive. Mais là où le bât blesse dans cette formation constantinoise, c'est le réseau offensif où l'absence d'un baroudeur se fait sentir. Farès El-Aouni, avec huit buts inscrits, soit la moitié du capital de l'équipe, est loin de constituer un véritable fer de lance. Un souci donc particulier des dirigeants et du staff technique qui attendent le mercato pour dénicher l'oiseau rare à même de tirer vers l'avant le CSC. Une équipe qui, par un concours de circonstances, est passée d'un potentiel relégable à un candidat à l'accession pour peu que les moyens financiers suivent.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Khalil B
Source : www.lequotidien-oran.com