
«Un «Guide algérien d'identification des personnes» est fin prêt, et il passera à la phase d'application réglementaire après sa parution dans le Journal officiel, qui ne saurait tarder», a annoncé, hier, le président de l'académie de la médecine légale, le professeur Rachid Belhadj, en marge d'une rencontre régionale organisée par la sûreté de wilaya de Constantine sous le thème de la «médecine légale».Le professeur Belhadj, chef de service de la médecine légale à l'hôpital Mostefa Bacha, a relevé à propos de ce Guide, nous avons beaucoup appris de nos expériences et lacunes, à l'exemple des inondations de Bab El Oued, où le nombre des morts qu'on n'a pu identifier est resté très élevé, pour plusieurs raisons, cela nous a permis d'établir ce ‘Guide' qui sera mis en ?uvre automatiquement, d'une façon réglementaire, dans le cas des catastrophes naturelles notamment.Et, lors de ses communications données à l'occasion de cette rencontre, c'est tout simplement un cours magistral que le professeur Rachid Belhadj a donné. En présence des autorités locales, le conférencier a tenu en haleine une assistance nombreuse de cadres de la police, de magistrats et autres spécialistes en médecine légale, venus des wilayas de l'Est du pays suivre de près les communications présentées par le professeur Belhadj, enrichir les connaissances et trouver des réponses aux questions compliquées rencontrées, généralement, sur les scènes du crime. «Les formes de la criminalité se développent, adoptant des procédés diaboliques où rien n'est laissé au hasard, les traces du crime sont soigneusement effacées, et il est impératif que la science et la médecine légale suivent le rythme pour être à la hauteur et apporter la preuve scientifique aux questionnements des enquêteurs et des magistrats», a insisté le conférencier, en apportant des exemples concrets d'enquêtes criminelles très compliquées qui se sont soldées par l'arrestation des coupables grâce à des détails qu'on peut juger négligeables.«Dans tout crime, il faut gérer le détail du détail, et pas seulement dans le périmètre immédiat de la scène du crime», a rappelé M. Rachid Belhadj, non sans relever qu'il ne faut pas chercher les complications lors de l'enquête car, parfois, la simplicité lors des investigations donne des résultats très positifs.Bien sûr, il insistera avec force sur le fait qu'il ne faut jamais toucher à la scène du crime, faire bouger un cadavre ou nettoyer dans les alentours, la scène doit rester clean jusqu'au passage des spécialistes. Evoquant l'apport de la médecine légale dans la résolution des crimes, le professeur Belhadj révèlera qu' «entre 70 et 80 % des crimes ont été solutionnés grâce aux preuves établies scientifiquement par la médecine légale».Par ailleurs, il indiquera que si toutes les compétences s'organisaient, on arrivera à la reconstitution du crime en 3 D, une technique pointue, largement utilisée en Occident, qui donne d'énormes possibilités pour revivre le crime comme dans un film.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com