
? Le Syndicat national des travailleurs de l'éducation (SNTE) a réuni son conseil national, hier, au lycée ‘8'«Sakiet Boukhemis», à l'unité de voisinage (UV) 18 de la nouvelle de Ali Mendjeli, sous la présidence de son Secrétaire général et en présence de plus de 200 membres élus représentant les 48 wilayas du pays. Il s'agit de la 30ème session ordinaire du Conseil national, qui se déroule sur deux jours, et dont à l'ordre du jour figurent l'évaluation des activités du Conseil lors des six derniers mois ainsi que les revendications sociales et professionnelles avant de les remettre à la tutelle ministérielle.Selon le SG de la SNTE, A. Bounedjah, «c'est une rencontre d'évaluation avec présentation des rapports financier et moral suivie de leur approbation. De même qu'il y aura au menu des discussions sur les mouvements de protestation futurs, qui seront menés dans le cadre de l'intersyndicale et où il sera question des points afférents au pouvoir d'achat, au code du travail et à la retraite proportionnelle».Abordant le pouvoir d'achat, dans son allocution, dont il dira qu'il menace de piquer du nez au regard de la loi de finances 2017, qui annonce l'augmentation des prix du carburant, de l'électricité, du gaz, etc., il estimera que cela va rogner sur les salaires des employés, fonctionnaires et autres citoyens, considérant qu'il serait temps de passer à la création de l'observatoire national de protection du pouvoir d'achat. Observatoire que la SNTE n'a cessé d'appeler à sa mise sur pied comme nécessité sociale et économique. «D'ailleurs, nous comptons poser éventuellement la question d'une augmentation des salaires, dans le cadre de la coalition, au cas où la chute est drastique».Pour le dossier de la retraite, fera-t-il savoir, la question à poser est «qui est à l'origine des déséquilibres financiers de la caisse des retraites '». «Ce sont les gouvernements qui se sont succédé», répondra-t-il, qui en sont la cause directe par effet des ponctions et prélèvements qu'ils ont opéré. Et de noter, que pour la loi sur la retraite qui a été votée récemment par le Parlement «nous demandons l'ouverture d'un dialogue et d'un nouveau débat sur le texte, sollicitant par ailleurs son annulation pure et simple par le président de la République». Et d'indiquer, qu'à la SNTE «nous refusons le nouveau code du travail, pour les menaces qu'il recèle du fait qu'il consacre le contrat limité avec recul des libertés, mais en faisant la part belle aux employeurs au détriment des droits du travailleur». Le syndicat réclame «l'annulation de ce nouveau code», car il s'agit d'«un code pénal bis» pour les syndicalistes, qui fait fi des droits des employés et «nous sommes pour une autre mouture du texte, qui aura l'accord de tous et sauvegardera les droits des travailleurs consacrés dans la Constitution».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com