
Dans ce qui s'apparentait, visiblement, à un appel de détresse, des travailleurs du service gynécologie obstétrique, activant dans l'Etablissement public hospitalier (EPH) ‘Mohamed Boudiaf' d‘El-Khroub, nous ont contacté, hier, pour donner l'alerte au sujet du « calvaire » qu'ils vivent dans cet établissement, à cause des agressions physiques continuelles qu'ils subissent, de nuit, dans leur service.« Nous, c'est-à-dire le personnel de la maternité du Centre hospitao-universitaire (CHU) de Constantine, avons été transférés, ici, depuis le 30 juillet 2015, à cause de la fermeture, pour rénovation, de notre maternité, décidée par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière». Et de poursuivre l'explication en indiquant qu'ils ont été « logés dans ce qu'était le service des urgences obstétriques de l'hôpital ‘Mohamed Boudiaf' et que les citoyens, le prenant toujours pour tel, viennent de nuit accompagner des parturientes et déversent leur bile sur les travailleurs du service ». Et les premières qui en pâtissent ce sont, toujours, les sages-femmes car ces malheureuses qui travaillent de nuit, sans protection, sont continuellement agressées. « Dernièrement, nous révèle un travailleur du service, un citoyen qui avait ramené sa femme sur le point d'accoucher, a agressé physiquement une sage-femme en lui écrasant les doigts dans l'échancrure de la porte. Une seconde fois, c'est une autre sage-femme qui a été tabassée par un autre qui avait accompagné » sa s?ur.L'insécurité dans le service de gynécologie obstétrique est totale, dénoncent les concernés. Nos interlocuteurs précisent, encore, qu'elles ne sont que deux sages-femmes, affectées dans ce service de nuit. Certaines ont, en effet, fini par arrêter de faire le service nocturne parce qu'elles étaient terrorisées, à l'idée d'être exposées « aux drogués, à des individus malveillants qui les agressent. Et lorsqu'elles se sont plaintes à la direction de l'EPH Boudiaf, en lui demandant d'affecter des agents de sécurité, dans ce service, il leur a été répondu qu'elles étaient rattachées au CHU de Constantine. Pourtant, nous travaillons pour assurer un service public qui profite, d'abord, aux habitants d'El-Khroub, placés sous la compétence de son établissement de santé ». Certes, diront-elles, « nous avons fait part de notre situation au directeur général du CHU M. Benissad et il ne manque pas, à chaque fois, de réagir en nous détachant des agents pour nous aider. Mais cela ne suffit pas », ont affirmé les plaignants.Hier, et après maintes tentatives, nous n'avons pas pu entrer en contact avec M. Ben-M'hidi, directeur de l'EPH d'El-Khroub. Mais M. Benissad, directeur général du CHU Benbadis que nous avons pu joindre, ne manqua pas de nous dire, en substance que « tout ce qu'ont pu vous dire les travailleurs de ce service de gynécologie obstétrique est authentique.Seulement, je n'y peux rien car la prise en charge, surtout en matière de sécurité, de ce personnel relève de la compétence et de la responsabilité du directeur de cet établissement ». Pour terminer, nous signalons que nous avons, vainement, tenté de joindre, également, le directeur de wilaya de la Santé publique et de la Population.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com