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"Constantine sera un pôle africain"



Boudiaf veut en finir avec le laisser-aller dans son secteur«Il faut encourager la production nationale, subvenir aux besoins de la population pour atteindre l'objectif d'un pays sûr.»Infatigable et déterminé, le ministre de la Santé Abdelmalek Boudiaf, est certainement, l'homme qui, a révolutionné le secteur de la santé, mais aux ambitions les plus incroyables; il souhaite plus. En visite à Constantine jeudi dernier, le ministre avait déclaré, lors de la clôture du séminaire sur la Journée mondiale contre l'hépatite, qui a eu lieu à la salle de conférences de l'hôtel El Houcien, être très satisfait de l'évolution de l'Algérie dans le domaine de la santé et de la recherche scientifique, notamment en ce qui concerne la signature d'un mémorandum entre la direction générale des services de la santé et de la réforme hospitalière et le laboratoire pharmaceutique algérien spécialisé dans le développement, la commercialisation et la promotion de médicaments génériques, a savoir les laboratoire Beker pour l'accompagnement dans l'exécution du plan national hépatite. Ce laboratoire, comme rapporté, a permis l'enrichissement de l'arsenal thérapeutique algérien par des médicaments de dernière génération permettant le traitement des hépatites C en trois mois avec plus de 97% d'efficacité. Une fierté pour l'Algérie. A ce propos le ministre a affirmé le lancement d'une opération de dépistage de l'hépatite virale bientôt, dans le cadre des programmes de la santé au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Pour le ministre qui juge que l'Algérie a tous les moyens dans ce domaine, il est question cependant de rappeler à qui veut le comprendre que le pays a servi de cobaye pour certains laboratoires internationaux, avec malheureusement des complicités de l'intérieur. Le ministre n'hésitera pas à les qualifier de «vendus». Il s'est également vu évoquer les autorisations de fabrication à tous les pays sauf l'Algérie d'où cette politique indispensable de décrocher son indépendance et son autosuffisance en matière de production des médicaments. Mais pour Abdelmalek Boudiaf, il n'est pas question de s'arrêter là. Il faut aller vers la fabrication d'autres médicaments. Pour lui la volonté y est, les compétences également il n'y a pas de raison pour freiner ce développement. Pour le ministre, l'Algérie est capable d'être un leader en la matière sur le continent africain et de faire de Constantine un pôle pharmaceutique, de santé en Afrique. Le ministre souligne: «Il faut encourager la production nationale, subvenir aux besoins de la population pour atteindre l'objectif d'un pays sûr.» Il a appelé également à aller vers le processus du partenariat et se diriger vers l'exportation. Par ailleurs, il souhaite la patience de la population. Evoquant un autre registre, le ministre a tenu à condamner les agressions dont font l'objet les médecins durant l'exercice de leurs fonctions, un phénomène qui a pris de l'ampleur, avertissant: «Il sera inacceptable de lever la main sur les blouses blanches, des mesures ont été prises dans ce sens.» Ajoutant: «Il faut m'aider dans ma mission, tout seul c'est impossible pour rendre à Constantine sa place méritée, pour moi c'est une nécessité.» Dans un point de presse organisé au CHU où a eu lieu l'inauguration du service de la maternité après une opération de réhabilitation, le ministre s'est rendu compte que ce service est devenu autre chose. «Une fierté pour le secteur de la santé et pour moi». Le service est doté de 500 lits, 123 sages-femmes, 202 médecins et 19 gynécologues. Soit mieux que celui d'Alger. Abordant d'autres thèmes pour répondre aux questions des journalistes, le ministre souligne à propos des cas de malaria diagnostiqués à Annaba. «Ce sont deux cas, il s'agit de deux ressortissants africains du Nigéria», assurant à ce même sujet, «que des mesures de sécurité ont été prises en ce qui concerne justement ces ressortissants qui seront obligés de subir des contrôles et des consultations. Ceux-là mêmes seront de toute façon reconduits aux frontières pour être rapatriés dans leurs pays». Le ministre avait lors de sa visite de travail contrôlé le centre pharmaceutique à la Nouvelle-Ville Ali Mendjeli, où il a constaté un retard considérable. Un centre censé être le plus grand en Afrique. A ce titre il a ordonné sa mise en service dans cinq mois au maximum soit d'ici le mois de décembre, n'acceptant plus aucun prétexte de retard. Le ministre a aussi inspecté le centre hospitalier à Djebel El Ouahche, un centre qui répond à une gestion très moderne sur la base d'un logiciel informatique numérique pour combattre la bureaucratie. Le ministre donnera carte blanche à la responsable chargée de la gestion informatique de ce centre, qui va faire l'objet d'un suivi. Le ministre ne crie pas victoire dans la mesure où beaucoup de choses restent à revoir et d'autres problèmes restent à résoudre. Mais il promit devant tous que tout sera mis sous la loupe. En marge de sa visite, le ministre a également soulevé la question de la construction d'un autre CHU à Constantine, un projet qui lui tient à coeur et pour lequel il avait travaillé durant son mandat de wali à Constantine. Néanmoins, le lot de terrain attribué à ce projet a été détourné. Aujourd'hui à la tête de la tutelle il insiste pour sa réalisation. Autre sujet abordé par le ministre, à savoir le complément du traitement du diabète lequel est toujours à l'étude, selon des indiscrétions, ce traitement complémentaire ne tardera pas à être commercialisé, on avance le mois d'octobre. Pour le ministre, la recherche n'est pas un exercice exclusif de professeurs ou de médecins. Cela pour mettre un terme aux nombreuses critiques dont a fait l'objet l'inventeur de ce complément de traitement.
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