Installé à la tête du centre CNFPH de Constantine depuis six mois, Mohamed-Taher Bouteghane n?en revient pas des agissements de certains ex-gestionnaires de l?établissement dont il a aujourd?hui la charge. En effet, lors d?une conférence de presse organisée hier, il dira faire l?objet, ainsi que les membres de sa famille, de menaces de mort sérieuses, de harcèlement au quotidien et de moult pressions, du fait qu?il n?a pas hésité à remettre à la justice un dossier « très lourd » sur la gestion du centre. Depuis 17 ans, « une maffia s?est insinuée insidieusement dans la gestion de l?établissement et a dilapidé plusieurs milliards de centimes », selon ses déclarations. Une copie du dossier en question nous a été remise, des documents impressionnants par leur nombre, mais aussi par la nature des accusations qu?ils portent et des preuves qu?ils fournissent à l?encontre de quatre personnes dont le directeur de l?administration et des finances, le magasinier, le directeur commercial et le sous-directeur chargé de la programmation. Des pièces consignées dans ce dossier, un rapport des services de contrôle du Trésor public signale un trou financier de 332 270 32 DA. D?autres pièces, les unes aussi explosives que les autres, indiquent des accusations graves, dont les plus importantes sont le vol et la dilapidation des biens de l?établissement, le détournement de fonds, l?utilisation abusive et à titre personnel de moyens du centre. Le faux et l?usage de faux sont également cités, des missions à l?étranger sans but réel et la liste des accusations est encore longue, à l?image de cette salle omnisport qui, après une récente expertise, se trouve être non conforme et connaît de graves malfaçons. Un scandale d?une grande ampleur qui vient secouer un secteur qui jusque-là n?a jamais été ébranlé par de tels incidents. Le préjudice ainsi causé s?élèverait selon le directeur du centre à plus de 3 milliards de centimes. Des enquêtes ont été ordonnées et diligentées par les services de la wilaya, par le ministère de la Solidarité, et, en début de ce mois, la justice s?est saisie de l?affaire. A la suite d?une plainte déposée par le directeur du CNFPH, les services de la police judiciaire de la sûreté de wilaya ont ouvert une enquête. Et c?est à partir de ce moment qu?il subit chaque jour des intimidations par téléphone qui se résument, dira-t-il, par ce genre de messages : « Il vaut mieux pour toi de changer de chemin » ou encore « Ton fils risque de connaître le sort du jeune Yasser ». Le directeur déclare que sa famille est terrorisée par ces agissements ignobles et inhumains, mais il reste catégorique et ferme, il nous dira : « On tente de monter toute une cabale contre moi, mais je ne fléchirai pas et il va y avoir encore des surprises une fois l?inventaire en cours achevé. »
Bravo, Mr BOUTAGHANE, il le fallait bien que quelqu'un fasse quelque chose. l'Ex Dirlo se prenait pour dieux.
N'oubliez pas aussi l'affaire des logements il y a beaucoup d'énigmes a élucider. Bon courage.
BB - Phd - Oran
07/03/2009 - 2791
Bravo, Mr BOUTAGHANE, il le fallait bien que quelqu'un fasse quelque chose. l'Ex Dirlo se prenait pour dieux.
N'oubliez pas aussi l'affaire des logements il y a beaucoup d'énigmes a élucider. Bon courage.
BB - Phd - Oran
07/03/2009 - 2790
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel Belkadi
Source : www.elwatan.com