Après plus d'une année de leur éradication du centre-ville de la wilaya de Constantine, des dizaines de vendeurs informels reviennent encore occuper les boulevards.
Leur marchandise est exposée sur les trottoirs de la rue du 19 Juin dit (ex-Rue de France), et à la rue Larbi Ben M'hidi, communément appelée Trik Djedida. Cette anarchie a engendré beaucoup de désagréments à la population, dont en premier lieu les tonnes de déchets que les vendeurs laissent derrière eux à la fin de la journée.
La circulation automobile au niveau de ces artères est complètement perturbée, avec tous les dangers que cela entraîne pour les piétons. Les commerçants légaux se plaignent aussi de cette situation qui les pénalise en créant une concurrence déloyale. Pour rappel, en mai 2011, les autorités locales de la wilaya, notamment la direction du commerce, a aménagé et structuré le marché du Polygone, dans la zone industrielle Palma, pour accueillir plus de 500 vendeurs.
Ces derniers ont malheureusement refusé d'occuper le lieu sous prétexte qu'il est trop retiré du centre-ville. «La sécurité y fait totalement défaut, et le manque de transport n'incite pas les clients à s'y rendre; nous ne pouvons rester dans ce marché», ont déclaré certains de ces vendeurs rencontrés à la rue du 19 Juin.
Pourtant, toutes leurs revendications ont été prises en considération par les responsables concernés, lesquels ont mobilisé tous les moyens nécessaires pour la réussite de cette opération. Les responsables devant le refus de ces commerçants de rejoindre le Polygone, ont menacée d'annuler les attributions de commerces. Menace non suivie d'effet.
Actuellement cette situation risque d'aller vers le pourrissement, comme on l'a déjà vu. C'est ce qui a fait réagir beaucoup d'habitants du centre-ville. «Ce problème est resté sans solution depuis trop, pourtant la wilaya de Constantine a été la première à l'échelle nationale à mettre en exécution le programme de lutte contre le commerce informel», se sont étonnés des citoyens rencontrés sur les lieus. En parallèle, plusieurs autres quartiers périphériques vivent la même anarchie, comme les cités Daksi, Emir Abdelkhader, le boulevard Belouizded'
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ratiba B
Source : www.elwatan.com