Constantine - Revue de Presse

Constantine : Retard et imperfections à la nouvelle aérogare



Constantine : Retard et imperfections à la nouvelle aérogare
' Les travaux n'en finissent pas et ce, malgré les incessants avertissements des autorités locales et même des ministères. Sensé représenter la vitrine de la capitale de l'Est, l'actuel aéroport international qui porte le nom de Mohamed Boudiaf est en piteux état et ce, depuis des années. Dans ce lieu aussi laid qu’inconfortable, sale et exigu, sans parler du manque d’animation, le passager contraint de rester quelques heures à attendre son vol, se morfondra sur un des sièges de la salle d’attente. Les hôtes de marque ou de passage dans la ville des Ponts, font d’ailleurs toujours remarquer que cela est indigne pour une ville de la taille de Constantine. Quant aux Constantinois, ils se sont amusés à lui trouver un nom : «le Hangar». Pourtant, au début des années 2000, les autorités venaient de relancer l’idée de construire une nouvelle aérogare, plus grande, plus moderne et plus confortable. C’est chose faite, puisque en 2003 les travaux ont été enfin lancés à quelques dizaines de mètres de l’actuel aéroport. Trois bâtiments de 80 000 m2 devraient être construits et livrés au plus tard en 2006. Le projet est ambitieux, et on annonce que la nouvelle aérogare devra accueillir plus d’un million de passagers par an. Pour cela, une enveloppe financière de 170 milliards de centimes fut dégagée. Nous sommes en 2010, les blocs sont bien debout, mais les travaux n’en finissent pas et ce, malgré les incessants avertissements des autorités locales et même des ministères. En fait, le problème viendrait surtout de l’architecture, un défaut d’étanchéité qui persiste et qui est très difficile à corriger au point qu’au niveau de la DLEP (direction du logement et des équipements publics) on a procédé à la résiliation des marchés attribués à quatre entreprises.  Celles-ci ont toutes été incapables de corriger les anomalies constatées, ce qui a en sus nécessité plusieurs rallonges de millions de dinars. Et comme c’était le cas avec l’ex-wali Boudiaf, qui a manifesté à plusieurs reprises sa colère vis-à-vis des responsables chargés de la réalisation de l’aérogare, notamment lors d’une visite début 2010 où on lui a annoncé la fin des travaux pour juillet dernier, le nouveau wali, M. Bedoui vient de faire de même, en début de semaine. Il a sommé l’entreprise de réalisation de faire vite et livrer le projet durant l’été 2011. Sur place, M. Bedoui a annoncé l’installation dans les prochaines semaines d’une cellule de suivi des travaux qui aura le rôle d’établir un planning et un échéancier que les entreprises de réalisation devront impérativement respecter. En plus de la mobilisation de moyens supplémentaires, le premier magistrat de la wilaya a insisté sur la qualité des travaux qui doit être irréprochable, notamment au plan de l’esthétique.
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