
Les conditions d'hygiène dans la restauration ne sont pas très respectées. Nous fait-on manger n'importe quoi qu'on prépare n'importe comment ' Si l'on se réfère aux rapports du bureau d'hygiène communal (BHC) du secteur urbain ‘‘Sidi Rached'', dont la position au centre-ville le place dans un lieu de grande concentration des restaurants, fast-food et autres pizzerias, on a plusieurs raisons de s'inquiéter sur l'état de saleté à l'intérieur de certaines cuisines, la qualité et l'origine douteuse des produits alimentaires, ainsi que les marmites ou autres vaisselles servant à la préparation noircies par le feu de cuisson. « 16 mises en demeure ont été adressées aux restaurateurs durant le mois de janvier, dont quelques unes notifiées aux intéressés pour la dernière fois afin qu'ils corrigent les défauts constatés, avant fermeture de leurs commerces », nous a indiqué le délégué du secteur, Abdelhakim Lafouala, qui ajoutera dans ce sens que les trois équipes du BHC ont effectué 181 interventions de contrôle durant le même mois. Selon les rapports établis par les équipes de contrôle, où figure dans chaque équipe un inspecteur vétérinaire, les mises en demeure en question portent globalement sur le manque d'hygiène au niveau des restaurants et fast-food. On en a de toutes les couleurs sur ce plan, allant « du parterre des cuisines avec des couches de saleté écoeurantes, à la vieille vaisselle qui a fait son temps, jusqu'aux cafards qui circulent dans les cuisines comme des ‘‘chefs'' ». Selon des témoignages de consommateurs, les surprises de cafards dans les assiettes ne manquent pas. A faire perdre l'appétit aux clients. Au mois de février en cours, la situation n'est pas plus reluisante. « Durant le mois en cours, nous avons adressé une quinzaine de mises en demeure et 97 avertissements à des restaurateurs pour non respect des règles d'hygiène », souligne encore M. Abdelhakim Lafouala. Selon le responsable du BHC, M. Kelkoula, le problème des produits alimentaires impropres à la consommation est aussi préoccupant que l'est l'état d'hygiène des lieux.« Souvent, lors des opérations de contrôle, nous tombons sur des produits avariés, et plus grave encore, nous trouvons de la viande d'origine «inconnue», car de nombreux restaurateurs, pas tous fort heureusement, s'approvisionnent auprès des filières de l'abattage clandestin en raison des prix très réduits relativement à ceux pratiqués par les bouchers qui écoulent de la viande estampillée, et certains restaurateurs, pour ne pas dire la majorité, surtout les fast-food, recourent aussi à la viande congelée pour fabriquer la viande hachée », nous a révélé notre interlocuteur. Et dire, avec tout cela, qu'on n'est pas encore à la période estivale, où le respect de la chaîne de froid constitue une autre hantise pour les consommateurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com