
? Après un arrêt de quelques jours, les services de l'APC et de la wilaya de Constantine, accompagnés d'un fort renfort de police, ont repris, hier, la démolition des locaux limitrophes à l'hôtel Cirta, actuellement en travaux de rénovation et ce, pour les besoins de son extension.L'opération a commencé vers 5h, car il restait encore trois locaux contenant des tonnes de laines, dont le propriétaire avait refusé de quitter les lieux et d'emporter sa marchandise, empêchant ainsi la scellée de ses commerces. Et c'est, ainsi, qu'hier, les autorités de l'APC et de la wilaya ont dû réquisitionner la force publique pour accomplir leur mission, et entamer l'enlèvement des installations sur les toits desdits locaux (paraboles et différents fils servant à d'autres utilisations), avec le transfert des marchandises entreposées dans ces derniers vers un endroit désigné par le propriétaire.Selon le délégué communal du secteur de Sidi Rached, Abdelhakim Lafouala, ce sont des agents de l'APC, réquisitionnés pour l'occasion, qui se sont chargés de toutes ces opérations, avec des camions mis à disposition par la municipalité. Cependant, les choses ont failli se dégrader, selon des témoins oculaires, du fait que l'opération a débuté très tôt et que le propriétaire, surpris par la présence de la police en nombre, a voulu s'opposer, mais ses protestations ont fini par être contenues et, lui-même, ramené à la raison et à de meilleurs sentiments par les présents, à savoir des officiels et des amis à lui. A rappeler que les propriétaires des locaux, se trouvant juste à proximité de l'hôtel Cirta, ont fait l'objet d'une expropriation avec indemnisation, il y a quelques mois de cela, indemnisation qui a été jugée par les concernés comme «ridicule» et en tout cas, insuffisante, pour pouvoir acquérir d'autres commerces de même importance, avec le même emplacement, en plein centre-ville, considéré comme «stratégique». Selon un des propriétaires, touchés par la mesure d'expropriation, «on nous a proposé comme indemnisation des sommes d'argent qui prêtent à rire, si ce n'est la gravité de la situation. Et d'indiquer qu'elles ont varié entre 90 et 300 millions de centimes, pour chacun des locaux, selon des estimations qualifiées de complètement erronées de l'état du marché actuel de ces fonds.«Nous ne sommes pas contre la décision d'expropriation, mais contre le niveau des indemnisations. On nous dit d'aller à la justice, et bien nous avons décidé d'y aller, en utilisant l'argent de ces dernières avec l'espoir de retrouver nos droits, car nous croyons en la justice», conclura-t-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com