
Traditions - Les espaces proposant du thé timimouni dans un décor saharien attirent durant ces soirées ramadanesques un grand nombre de veilleurs dans la nouvelle ville Ali-Mendjeli.Jeunes et moins jeunes ne semblent pas sentir l'écoulement du temps dans ces tea-shop qui proposent des variétés de thé mélangé à diverses saveurs et accompagné d'arrachides ou encore de pâtisseries traditionnelles. Abdelaziz Ettimimouni (26 ans) est le tenant de l'un de ces espaces dans la ville d'Ali-Mendjeli.Il se rappelle avoir commencé ce métier, il y 10 ans, comme vendeur ambulant de thé, portant dans une main un théière et dans l'autre un couffin rempli de gobelets en plastique et sillonnant les places commerçantes de la ville de Constantine. «Le goût du thé timimouni a fini par conquérir les gens de Constantine et d'Ali-Mendjeli qui en sont devenus des habitués», assure ce jeune originaire de la Zaouïa Debagh de Timimoun qui considère que les habitants du Sahara ont un don spécial dans la préparation du thé.Depuis quatre années, Abdelaziz s'est installée dans un local près de la mosquée Omar Ibn El-Ass à Ali-Mendjeli. Il a ensuite dressé une tente près d'un des grands centres commerciaux de la ville puis une seconde à la gare routière de la même ville, générant à l'occasion plusieurs emplois confiés à des personnes également de la wilaya déléguée de Timimoun, rattachée à la wilaya d'Adrar.Les tentes de ce jeune et d'autres s'animent dès la rupture du jeûne mais cette animation s'intensifie après les Tarawih au point qu'il devient quasi-impossible de trouver un espace pour parquer sa voiture dans les alentours, encore moins une chaise et une table libres pour siroter un thé dans un décor voulu sciemment évocateur du Sahara.La majorité des clients de ces lieux sont d'âge moyen. Dans ces tea-shop, tout semble être fait pour assurer le dépaysement. Le décor sobre mais chaleureux est propre aux tentes des nomades du désert avec les tapis touffus, de petites tables basses et des bancs artisanalement fabriqués.L'habilité et la manière délicate dont le thé est versé depuis les théières dans les tasses placées dans des plateaux de cuivre contribuent à la magie du lieu, tout comme le sourire du «personnel» qui évoque l'hospitalité légendaire des habitants du grand Sahara et le «tbag» (genre de plat traditionnel) dans lequel sont présentés les fruits à coque. Abdelaziz et son personnel, tous originaires de Zaouïa Debagh, affirment s'assurer en premier de la propreté de la «vaisselle» du lieu. Une fois préparé, le thé est maintenu sur un feu doux pour être servi chaud.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R L APS
Source : www.infosoir.com