Constantine - Revue de Presse

Constantine: Peine capitale pour le meurtrier du jeune Yasser



C'est dans la salle n°2 de la cour de Constantine, qui s'est avérée trop exiguë, que le procès de l'assassinat du petit Djenhi Yasser Alla-Eddine, né le 18-08-2004, a eu lieu. Très tôt le matin, une foule nombreuse s'était rassemblée autour du siège du tribunal. Des parents, des voisins et autres curieux s'étaient donné rendez-vous pour assister au jugement de cette affaire qui a défrayé la chronique, aussi bien locale, que nationale. A l'arrivée de l'accusé, encadré par un nombre important de policiers, la maman éplorée, a tenté de s'approcher de lui en lançant des mots en sa direction, avant d'être calmée. L'accusé très chétif, menotté entre dans la salle. L'audience a commencé par l'identification de l'inculpé M. Ali, né le 16-08-1981, à Constantine. Il habitait la cité Massinissa, au Khroub. Le président du tribunal criminel a ensuite invité les parents, et les témoins à se rapprocher du prétoire, pour s'assurer de leurs identités. Il procéda au tirage au sort des jurés qui constitueront la formation, avant de demander au greffier de lire l'arrêt de renvoi. Selon ce document le 18-01-2008, le petit Yasser, était avec son grand-père paternel. Au moment où celui-ci garait sa voiture, il s'est précipité, seul, pour rentrer à la maison. Il était 17h. En franchissant le seuil du bâtiment, il s'est retrouvé face à face avec son voisin de palier qu'il connaissait très bien. Depuis, ce moment plus aucune nouvelle du petit Yasser Alla-Eddine. A la nuit tombée, et n'ayant aucune nouvelle de l'enfant, des recherches ont été entreprises par la famille, mais en vain. Le lendemain, aux aurores, la grand-mère en sortant de la maison trouve un sac poubelle déposé devant chez elle. En ouvrant le sac, elle découvrit le corps de son petit-fils qu'elle croyait endormi. Mais se rendit vite compte qu'il était sans vie. Le petit avait la gorge tranchée d'une oreille à l'autre. Alertés, les voisins ont accouru et se sont retrouvés face à un horrible spectacle. C'était la consternation. Avisés les services de la police judiciaire et la protection civile se sont déplacés et une enquête a été ouverte. Les investigations avaient commencé. Les voisins, proches, amis ont été interrogés. En se présentant chez le mis en cause, les policiers ne se sont pas contentés de ses déclarations. Et leurs soupçons les ont conduit à l'interroger plus amplement. M. Ali était connu des services de la police pour ses antécédents judiciaires et venait de bénéficier d'une grâce présidentielle pour la fête du Mouloud Ennabaoui. Deux jours après, M. Ali a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. C'est ainsi, qu'en cet après-midi fatidique, du 18-01-2008, il a interpellé le petit Yasser à qui il a offert des bonbons pour le conduire ensuite dans sa chambre et lui donner des yaourts. Pendant que le petit mangeait, M. Ali lui a enlevé ses vêtements, et l'a violé. L'enfant s'était évanoui. M. Ali, a pris ensuite le petit Yasser dans ses bras et l'a porté dans la salle de bains où il l'a lavé. Et c'est à ce moment que l'enfant toujours inanimé, lui a glissé des mains et est tombé par terre. Affolé, M. Ali, s'était mis à réfléchir durant deux heures, de ce qu'il devait faire de ce corps inerte. Il a décidé, alors, d'achever sa petite victime avec une arme blanche. Il était 21h. Il a lavé, ensuite, la dépouille et le sol, a rhabillé le garçon et l'a mis dans un sac poubelle. A l'aube, il a sorti le sac et l'a déposé sur le palier. Au prétoire, M. Ali a relaté toutes les péripéties de son acte. Le président lui a demandé: «si je te montrais ces photos, aurais-tu le courage de les regarder encore une fois?». L'accusé n'a pas répondu. Et de poursuivre, «l'enquête sociale a prouvé que tu as une mauvaise réputation, que tu es un obsédé sexuel, qu'as-tu à répondre?» M. Ali affirma alors qu'il était sous l'effet des psychotropes et qu'il ne savait pas ce qu'il faisait. Le président l'interrompt et lui dit que «les analyses effectuées par la police scientifique n'ont rien décelé». Les parents de la victime n'avaient répondu qu'à une question du président. «Nous n'avons qu'un souhait monsieur, c'est la mort de ce sauvage qui nous a ravi notre unique enfant». L'avocat de la partie civile, a déclaré que l'accusé, un habitué de ces actes, a planifié son forfait, en observant et en surveillant les va-et-vient de sa proie. Cet acte aurait pu se limiter au rapt, à l'extrême au viol, mais non! Le représentant du ministère public a déclaré que «les faits sont clairs. L'accusé a surveillé les faits et gestes de sa victime et en toute confiance, il l'a emmenée chez lui, a abusé d'elle et l'a égorgée. Il a tenté de se débarrasser des preuves. Il requit la peine capitale. La défense commise d'office a tenté d'expliquer à l'auditoire que «nous avons à faire à un schizophrène qui nécessite des soins dans un centre spécialisé et non dans un centre de détention, en souhaitant pour lui des circonstances atténuantes». Après les délibérations, M. Ali a été reconnu coupable et a été condamné à la peine capitale sans bénéficier des circonstances atténuantes. Pour la partie civile, les parents de la victime doivent recevoir du condamné 40 millions de centimes chacun et 10 millions de centimes pour chacun des deux grands-parents.
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