Au comble du désarroi et parlant avec nervosité, des habitants de Oued-Lahdjar, sur les hauteurs de la ville de Didouche-Mourad, nous ont contactés jeudi pour nous signaler que la cité entière, avec sa partie composée des 90 logements évolutifs, de la cité des travailleurs de l'université et des 200 logements, souffre d'un manque d'eau depuis plus d'une dizaine de jours. «A ce qu'il paraît, c'est à cause de travaux de réparation menés, par on ne sait quel organisme, au niveau de deux châteaux d'eau implantés à proximité de la cité. Et cela fait que l'eau nous parvient au compte-gouttes une fois dans la journée. Ensuite, elle est coupée une demi-heure après», se lamente-t-on. Le cas des habitants des 90 logements évolutifs est plus grave encore, nous ont expliqué nos interlocuteurs. Situé plus haut, et à cause d'une faible pression, cet ensemble immobilier ne reçoit l'eau, et dans les conditions que nous venons de décrire, que cinq à six heures après les autres. Et, pire encore, ces cinq derniers jours, ils ne reçoivent plus une seule goutte d'eau. Ils vivent une situation complexe et passent leur temps à chercher le précieux liquide auprès des habitants de la partie inférieure de la cité, mieux lotis, plus ou moins, en matière d'approvisionnement en eau. Nos interlocuteurs ont indiqué qu'ils se sont adressés plus d'une fois aux services de la Seaco au niveau même de la direction générale de cette société située à la zone industrielle Le Palma de Constantine. Et, disent-ils, on leur promet à chaque fois que les choses allaient s'arranger dans les jours suivants. «Mais cela dure depuis bientôt 20 jours et notre situation devient intenable», ont-ils affirmé.Contactés jeudi après-midi, les responsables du service de la communication de la Seaco nous ont répondu qu'il y a effectivement des travaux menés par la Seaco dans cette zone pour effectuer de nouveaux branchements et la réhabilitation du réseau. «Et quand il y a des travaux, il y a forcément des coupures qui sont opérées par les techniciens pour la durée des opérations», a expliqué M. Chalfi. «Ensuite, les vannes sont rouvertes pour alimenter la population. Il faut que les gens comprennent qu'on ne peut pas laisser l'eau couler pendant la durée des travaux. C'est pratiquement impossible. Il faut aussi qu'ils sachent que ces travaux sont faits pour leur bien, pour leur permettre de pouvoir disposer, dans un proche avenir, d'une eau abondante à toute heure de la journée. Et ces travaux ne vont durer qu'une semaine au plus. Qu'ils patientent comme l'ont fait plusieurs quartiers de la grande agglomération de Constantine qui vivent maintenant dans l'abondance de l'eau du robinet. Ce n'est qu'une question de temps», a conclu notre interlocuteur.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com