Constantine - Revue de Presse

Constantine : les trains de banlieue



Un voyage d?en... fer ! Les trains de banlieue qui assurent les liaisons entre Constantine, Sidi Mabrouk, El Khroub et Ouled Rahmoune à l?Est, et Békira, Didouche Mourad, Zighoud Youcef et Aïn Bouziane à l?Ouest ne savent plus à quel saint se vouer. D?une immense et fort indéniable utilité publique pour les usagers du rail de par le prix du ticket pratiqué (entre 10 et 25 DA), la fluidité du trafic qui n?est point tributaire des bouchons et autres encombrements des voies routières nationales, ce moyen de transport pratique est actuellement fort malmené par l?incivilité citoyenne. Des rames entières sont saccagées par moult énergumènes qui mettent un point d?honneur à les dépouiller systématiquement de leur mobilier : extincteurs emportés, néons arrachés, système de fermeture à air comprimé saccagé, des portières esquintées, barres fixes pour porte-bagages déracinées et mains courantes recyclées par les habitants des cités populeuses qui longent la voie ferrée en tringles à rideaux arborés fièrement dans les salons et autres séjours ( !) de leurs habitations ne constituent guère la panacée pour un matériel roulant qui a coûté les yeux de la tête à la SNTF. Par ailleurs, les contrôleurs sont quotidiennement soumis à l?ire des insolents et fort menaçants resquilleurs (seuls 30 à 40 % des usagers s?acquittent de leurs dus auprès des guichetiers) qui comptent bien ne point débourser le moindre centime pour « voyager aux frais de la princesse dans le bien du beylik » dixit. Il faut savoir qu?un seul kilomètre de voie ferrée aménagée selon les normes universelles en la matière (panneaux de signalisation, sémaphores, électrification, téléphonie omnibus, armoires de jonction et autres outils de traverse, coûte la bagatelle de 10 milliards de centimes à la direction des infrastructures de la SNTF. En attendant, sur certains tronçons fréquemment « visités » par les pirates du rail (où ils subtilisent tout ce qui peut contenir du cuivre notamment), les mécaniciens aux commandes des lourdes locomotives diesel américaines roulent et naviguent « à vue » de peur qu?ils ne déraillent purement et simplement. La sonnette d?alarme est d?ores et déjà tirée et il devient impérieux que toutes ces déprédations continuelles cessent. Il y va tout bonnement de la sécurité des de voyageurs et des convois de marchandises.
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