
Sur un programme comportant 70 constructions illicites à démolir au lotissement El-Berda de Djebel Ouahch, la brigade de démolition de l'APC qui avait déclenché, hier à 4h du matin, une opération bulldozer, a été empêchée d'accomplir son travail et n'a pu mettre à terre que 7 constructions. Selon les informations que nous avons obtenues de différentes sources, l'opération aurait mal tourné à cause de «graves problèmes rencontrés sur le terrain», notamment la forte résistance des propriétaires des bâtisses visées. Pourtant, la brigade de démolition avait été renforcée par une logistique conséquente puisée dans les 12 secteurs urbains de la commune et s'était fait accompagner par une escouade de gendarmes. Elle avait pour mission de démolir toutes les maisons construites illicitement sur des terrains destinés à des constructions scolaires. Selon les mêmes informations, les démolisseurs ont été empêchés d'accomplir leur besogne et furent contraints d'abandonner et quitter les lieux quelques heures plus tard en emportant leur matériel. Cette opération, rappelons-le, intervient à la suite des instructions données par le wali de Constantine au mois de mars dernier pour la libération du foncier inclus dans ce lotissement de 1.237 lots occupés actuellement par plus de 5000 habitants. Ces lots sont réservés à des équipements collectifs et la construction d'une école, un CEM, un centre de formation professionnelle et des espaces verts. Interrogés hier, les habitants d'El-Berda se sont montrés «satisfaits de l'opération accomplie sous leurs yeux hier matin». Mais la question est de savoir si cette opération va s'inscrire dans la durée car, ont-ils dit, les constructions illicites d' El-Berda il y en a plus de 500 ! ». En effet, nous ont raconté les riverains, «face à l'impunité, ce genre de construction a poussé partout, au point que pratiquement toutes les issues donnant accès au lotissement ont été obstruées». Se composant de 1.237 lots comme nous l'avons indiqué et ouvert à la construction en 1989 par l'agence foncière locale, le lotissement El-Berda a été inscrit au ministère de l'Habitat qui a réservé une enveloppe de 7 milliards de centimes pour son aménagement. Mais il n'est toujours pas structuré pour recevoir les équipements collectifs. Et ce n'est que récemment, à la suite de plusieurs années de lutte, que les acquéreurs ont pu avoir l'eau et le gaz naturel. A l'heure actuelle, ces derniers font face à l'envahissement de leur espace vital par des constructions illicites et anarchiques érigées en toute illégalité est destinées à la vente, disent-ils. «Ces constructions poussent, chaque nuit à la faveur de l'obscurité, comme des champignons», ont ajouté nos interlocuteurs blasés par le silence et l'indifférence des autorités communales, «malgré les nombreuses démarches que nous avons faites auprès d'elles et les sonnettes d'alarme que nous tirons régulièrement à chaque fois qu'il y a des empiètements sur l'espace public».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com