
Selon le directeur régional des l'Emploi, les demandes d'emploi enregistrées au niveau des agences de la wilaya de Constantine ont baissé de 4,47% par rapport à 2014. Elles sont descendues à 75.387 l'année dernière, alors que l'année d'avant elles étaient de 78.915 demandes d'emploi. C'est le même cas au niveau des six wilayas de l'Est coiffées par la direction régionale où il a été constaté une régression de 3%. Ces informations ont été annoncées au cours de l'émission «Forum» de la radio régionale de Constantine. Cette émission a accueilli, hier, sur son plateau le directeur régional de l'Emploi, M. Zeggadi Réda Ahmed, pour discuter du marché de l'emploi dans la wilaya et la stratégie adoptée par ce secteur dans la lutte contre le chômage des jeunes. Ainsi, après avoir présenté sa direction qui coiffe 6 wilayas de l'Est (Constantine, Sétif, Bordj Bou Arreridj, M'sila, Mila et Jijel), ce cadre a donné un état des lieux faisant ressortir la mission de son organisme et indiquant aussi que sa direction régionale regroupe 36 agences. «En 2010, nous ne comptions que 22 agences, mais notre réseau s'est développé pour atteindre aujourd'hui le nombre de 36», a-t-il indiqué. Et cela avant de révéler qu'en 2015, les demandes d'emploi étaient aussi en régression par ce que les agences de l'Anem ont enregistré l'année dernière 612.103 demandes d'emploi, soit une régression de l'ordre de 8,5% par rapport à l'année d'avant. Et cette régression est imputée au système informatique adopté par l'Anem durant l'année 2014, qui a été généralisé en 2015, lequel a permis d'annuler tous les enregistrements des demandes doubles ainsi que le regroupement des bases de données en une seule base au niveau national. Les débats engagés au cours de cette émission ont permis de faire ressortir aussi que le premier secteur qui souffre d'un déficit de main-d'?uvre reste toujours celui des travaux publics et de la construction, à cause des nombreux programmes de logements lancés à travers le territoire national. Et que les pouvoirs publics essaient d'éponger plus ou moins ce déficit sans recourir à une main-d'?uvre étrangère, et ce en faisant venir les ouvriers d'une région à une autre. C'est le cas pour Constantine qui compte plusieurs centres universitaires qui forment des diplomés dans les métiers de haute technologie. «Si ces derniers sont très demandés par les entreprises nationales qui utilisent les techniques de pointe, expliqua M. Zeggadi, il n'en est pas de même pour les entreprises des travaux publics». Toutefois, ajouta l'invité de la radio régionale, «les responsables du secteur de l'emploi, qui siègent dans le conseil d'administration de la formation professionnelle, travaillent en étroite collaboration avec ce secteur pour former de la main-d'?uvre opérationnelle à tous les secteurs demandeurs».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A M
Source : www.lequotidien-oran.com