
Au lendemain de la dissolution de l'entreprise communale de gestion du marché de gros de fruits et légumes (Magrofel), les commerçants de ce marché, qui étaient en grève depuis près de 15 jours, ont repris le travail et ouvert les locaux et carreaux du Polygone, mais envisagent de recourir à la justice pour dénoncer cette mesure et faire valoir leurs droits.Selon le coordinateur du bureau local de l'UGCAA, M. L. Bouhanguel, son syndicat en plus de la Fédération des commerçants du marché en question, qui lui est affiliée, ne vont pas se croiser les bras sans se défendre devant pareille mesure, qui s'est faite, selon lui, de façon non réglementaire et en violation avec les textes régissant toute dissolution de structure.«Nous allons requérir des avocats pour bien étudier le dossier, le ficeler de manière juridique pertinente en vue de porter l'affaire devant les tribunaux, car ce marché représente le gagne-pain de 400 à 500 familles, a dit notre interlocuteur en soulignant que «cette affaire ne passera pas comme une lettre à la poste pour les élus communaux.Surtout, ajoutera-t-il, que nous n'avons rien contre la revalorisation des biens des collectivités locales, toutefois et pour le cas de Magrofel, nous voulons juste que cette entreprise qui fait vivre autant de familles soit maintenue en l'état actuel avec une augmentation des loyers. Nous ne comprenons pas cet entêtement, pour la dissolution et la mise de la location du marché aux enchères publiques, à moins que ce qui est en jeu dans cette affaire n'a pas de lien avec une hausse des revenus de l'APC. Sinon pourquoi refuser notre argent et lui préférer celui d'un investisseur privé ' Le nôtre sent-il vraiment mauvais '», s'interroge le coordinateur du syndicat des commerçants.«En tout état de cause, poursuivra-t-il, nous avons la loi avec nous, car nous pensons qu'il y a maldonne. La dissolution officielle d'un marché de gros, comme celui du Polygone, ce n'est pas une simple affaire et ne peut pas être expédiée comme cela», déplorera-t-il. Et de souligner qu'il faut d'abord nommer un liquidateur et d'autres mesures encore, qui prendront au moins six mois et non pas par la simple levée de mains d'une dizaine d'élus lors d'une session.«Quoi qu'il en soit, fera-t-il savoir, au nom de l'Union locale des commerçants et de la Fédération des commerçants, qui lui est affilée, nous allons consacrer tout notre argent prévu pour les augmentations de loyer, mais refusé au final, pour lui intenter un procès et gagner à terme ce bras de fer, que nous n'avons pas cherché mais que nous allons relever», conclura-t-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com