La Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC) a financé 49 projets de petites entreprises, en 2017, contre près de 200 l'année précédente, selon son directeur, Djamel Khemissi. 25% des entreprises créées en 2017 relèvent du secteur agricole, 20% de celui de l'industrie, 10% des services et 45% dans l'artisanat et les métiers traditionnels, ajoute le même responsable. Pour ce qui a trait aux raisons qui sont derrière cet important recul dans la création d'entreprises, notre interlocuteur les explique par la saturation de certains créneaux, à l'instar du transport, qui ne sont plus rentables et marqués par des problèmes de non-remboursement par les porteurs de projets en question. Et plus généralement, ajoute-t-il, «en raison de la nouvelle politique appliquée par la caisse, où nous recherchons surtout la qualité des idées et projets et non plus la quantité». La priorité, explique M. Khemissi, est donnée désormais aux porteurs de projets diplômés des universités ou des centres et instituts de formation.Interrogé sur le nombre d'entreprises qui étaient sous la menace de poursuites judiciaires pour matériel vendu ou non-remboursement, notre interlocuteur souligne, qu'en matière de réussite des entreprises sur le terrain, le taux est important et se situe à près de 70% et que, parmi les 30% de celles qui ont trébuché et rencontré des problèmes graves, «nous sommes arrivés à régler les choses à l'amiable avec un nombre non négligeable d'entre elles». Et de signaler que les gérants d'entreprises qui ont fait faillite, pour mauvaise gestion ou autres, ont été convoqués et ce, à l'effet d'un assainissement de leur situation auprès de la CNAC, sans recours à la justice. «Aussi et pour la seule année 2017, dira-t-il, nous avons réussi à récupérer pas moins de deux milliards 300 millions de centimes de créances». Et de rappeler que depuis la création de la CNAC, destinée aux porteurs d'idées âgés de 30 à 50 ans, celle-ci a financé près de 5.000 projets avec une participation de la caisse d'un montant de près de quatre milliards de centimes sur un financement global de plus de 13 milliards de centimes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com