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Constantine - La création d'entreprise à l'épreuve du terrain



Constantine - La création d'entreprise à l'épreuve du terrain
? «Dans le domaine de la création et de l'innovation, l'Algérie occupe la dernière place sur 124 pays dans le monde», a déclaré hier à l'émission Forum de la radio régionale M. Abdelatif Laïb, le directeur de «La maison de l'entreprenariat». Cet organisme qui a été créé dans un souci de complémentarité avec l'Ansej travaille donc en partenariat étroit avec ce dispositif de l'emploi. La maison de l'entreprenariat a été créée en 2007 au niveau de l'université des Frères Mentouri de Constantine, dans le but de susciter et renforcer l'esprit de l'entreprenariat chez les étudiants pour les amener à créer leurs propres entreprises. Le débat a réuni autour de ce responsable des représentants de l'Ansej ainsi que des étudiants qui ont réussi à créer des projets innovants.Aussi, à la question de savoir si l'étudiant algérien est inapte à la création de projets innovants et intelligents, un participant a répondu par la négative en rétorquant que la question se pose plutôt au niveau des moyens et de l'accompagnement, «puisque l'expérience a prouvé que les étudiants algériens qui émigrent dans des pays étrangers pour exercer leurs talents dans le domaine de l'entreprenariat font des prodiges dans les sociétés ou les organismes qui les prennent en charge».«Mais l'aide de l'Etat à elle seule ne suffit pas. La volonté, l'intelligence et l'argent seuls ne suffisent pas également, le matériel non plus, mais il faut conjuguer tout cet ensemble de facteurs pour réussir à créer un projet viable», a dit un étudiant qui a créé une entreprise dans le domaine des travaux publics.Intervenant sur ce domaine, la représentante de l'Ansej de Constantine, Mme Fisli, a révélé que de 1998 à 2016, plus de 10.976 entreprises ont été réalisées dans le cadre de ce dispositif de l'emploi. L'intervenante a profité de l'opportunité pour ouvrir une parenthèse et signaler que son organisme ne prend pas en charge pour accompagnement que les diplômés de l'université, mais également ceux sortant des centres de formation professionnelle. Et de signaler que le travail de sensibilisation des étudiants mené depuis l'année 2007 dans les campus universitaires commence à porter ses fruits. «Au début, après la création de la maison de l'entrepreunariat, entre 3 et 5% seulement des étudiants porteurs de projets se dirigent vers l'Ansej, mais à présent, ce taux dépasse 25%. Et chaque année, il augmente». Toutefois, a indiqué un autre responsable de l'Ansej, la grande majorité choisit les services (boîtes de communication, de publicité, centres de formation, de consulting, etc.). Cela provient des facilités de création de projets dans ce domaine, parce que les étudiants craignent beaucoup les difficultés et les risques présentés par l'investissement dans les secteurs productifs, comme l'industrie et l'agriculture. D'autant plus que l'aide financière de l'Ansej est plafonnée à 10 millions de dinars (1 milliard de centimes).Sur le chapitre des difficultés rencontrées par les créateurs d'entreprises, les participants sont tombés d'accord pour dire que la bureaucratie institutionnelle représente la principale difficulté qui se dresse devant la création d'entreprises et l'investissement d'une manière générale.
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