
Après les dernières intempéries, les rues et les routes à l'intérieur du tissu urbain et dans la wilaya de Constantine sont apparues dans un état désastreux.«Après les intempéries, on peut remarquer que 50% des routes intra-muros ne sont pas praticables pour les automobilistes qui les fuient systématiquement en provoquant des encombrements sur les axes encore valides», ont commenté des citoyens lors d'une émission à la radio régionale. Des intervenants de Hamma-Bouziane, d'El-Khroub, de Constantine qui ont participé, hier matin, à l'animation de cette émission sur le sujet, diffusée en direct par la radio régionale de Constantine, ont été unanimes à dénoncer cette situation qu'ils ont qualifiée de «catastrophique». Dans ce cadre, une citoyenne est intervenue pour parler de l'état dégradé de la rue Didouche Mourad, au centre-ville, qui, il y a une année seulement, a été recouverte de carrelage importé à grands frais d'un pays européen dans le cadre de la manifestation culturelle «Constantine, capitale de la culture arabe 2015». Elle dira que «marcher dans cette rue est risqué car en posant les pieds sur les plaques qui gondolent au ras du sol, on risque de les casser. C'est une honte d'en arriver là après seulement une année ! Et ce qui exaspère le citoyen est que le phénomène ne semble pas déranger les responsables de la commune». D'autres citoyens qui ont appelé de Hamma-Bouziane, d'El-Khroub et de la nouvelle ville Ali Mendjeli ont fait le même constat à propos de l'état des routes dans leurs quartiers. «Les nids-de-poule parsèment la chaussée et on les voit même sur des tronçons de l'autoroute Est-Ouest et les routes nationales et de wilaya. Ce qui est autrement plus dangereux, il faut en convenir», a estimé un auditeur en rappelant que dans les bilans des accidents de la route qu'elle diffuse régulièrement, la Gendarmerie nationale a constaté que 4% de ces accidents sont imputables à l'état des routes.Intervenant tour à tour pour essayer de répondre aux appels des citoyens indignés, les représentants des APC concernées ont donné des bilans des travaux d'entretien réalisés périodiquement sur les chaussées dégradées et ont terminé en pointant du doigt le manque flagrant de coordination entre les communes et différentes entreprises qui effectuent des creusements dans les rues sans en référer ou demander l'autorisation à la commune. «Nous adressons régulièrement des mises en demeure aux entreprises, mais elles sont restées sans effet», a déclaré M. Bouraya, le représentant de l'APC de Hamma-Bouziane. Son collègue de l'APC d'El-Khroub, M. Rouabah, a déclaré que l'approche du problème faite par sa commune est tout autre. «Il ne s'agit pas de gérer les nids-de-poule, a-t-il affirmé, en effet, mais d'agir selon les priorités. Structurer les quartiers, procéder à leur assainissement d'abord avant de s'occuper de l'état des rues». A noter que le représentant de l'APC de Constantine, invité à l'émission, ne s'est pas présenté arguant d'une réunion importante qu'il devait tenir au même moment.En répliquant aux remarques faites par les citoyens sur l'état des routes nationales et de wilaya, le représentant de la direction des Travaux publics dira qu'il y a un programme périodique d'entretien des routes. «Le budget du programme établi à cet effet pour 2017, dira M. Remache, avoisine les 25 milliards de centimes. En outre, nous avons un seul cas de route qui est constamment dégradée, c'est la RN20 entre les localités de Bounouara et Ouled Rahmoune qui est sur-utilisée par les camions de gros tonnage travaillant dans les nombreuses carrières de pierres de cette zone». Puis, il pointera du doigt les entreprises opératrices choisies, disant que la remise en état des routes dégradées ne se fait pas dans les normes techniques parce que les entreprises désignées confient les travaux à des sous-traitants qui ne se soucient nullement de la qualité du travail qu'ils font. Sur un autre plan, M. Lakroum, son collègue à la même direction, a estimé que le non-respect de la règle sur les poids du chargement et le manque total de contrôle à ce niveau contribue à la dégradation des chaussées, «ce qui fait, a-t-il dit, qu'une route nationale conçue pour résister une dizaine d'années se dégrade en l'espace de 5 ans».Et le débat s'est poursuivi ainsi durant une heure, permettant aux automobilistes de se défouler à propos de l'état des routes lamentable alors qu'on exige d'eux de payer chaque année la vignette auto !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com