«La bataille de la mobilisation de l'eau est gagnée. Reste cependant des problèmes comme la sensibilisation à la préservation et au changement de mentalités, pour lui rendre toute sa considération à cette ressource vitale».C'est ce qu'a affirmé, jeudi dernier, le directeur de l'Agence ‘Bassin hydrographique constantinois Seybousse-Mellègue', Abdallah Bouchedja, lors d'une rencontre tenue en son agence et qui a réuni plusieurs intervenants liés à la gestion de ce liquide précieux, en l'occurrence la SEACO, les Services agricoles, l'Hydraulique, etc.
La rencontre a été axée sur la sensibilisation à la nécessité de préserver cette denrée vitale, mais aussi à une amélioration du service public, en la matière. Et le responsable du bassin en question, de souligner que l'objectif est d'alimenter, tous les foyers au minimum une fois par jour, pendant que la règle est de le faire 24 h/24. «Au vu des moyens financiers injectés dans le secteur, 50 milliards de dollars de 1999 à 2017, dira-t-il, il serait intolérable que cette alimentation se fasse, encore,à une fois tous les quatre jours», dira-t-il. Et d'annoncer la décision des autorités de lever le gel des projets du secteur de l'eau, en souffrance et notamment pour ce qui a trait au nouveau barrage de ‘Benihmidène.' Ouvrage de 100.000 m3 de capacité, et les techniciens sont, aujourd'hui même, sur place pour des études de faisabilité, et dont l'apport en sus du barrage de ‘Beni-Haroun', des forages, etc., assurera une alimentation jusqu'à 2030, dira-t-il.
Dans le débat qui s'en est suivi, c'est le DG de la SEACO qui a été le plus sollicité à propos des fuites et des coupures d'eau, qu'il expliquera par l'ancienneté des conduites, nécessitant des interventions quotidiennes avec, obligatoirement, des coupures. Vingt-quatre équipes sont sur le terrain dont 6 au centre-ville, signale-t-il, qui y travaillent. Et d'évoquer le cas de Djebel Ouahch et sa région, qui ont connu le Ramadhan dernier, des coupures de plusieurs jours, dues à la vétusté du réseau et à des obstructions du fait de la présence de calcaire. Sachant que la solution définitive, dans ce cas réside dans la réalisation d'une station de décarbonatation, projet qui était dans les tiroirs pour son coût faramineux, mais qui sera relancé suite à la décision de la levée du gel.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com