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Constantine - Habillement: Pas de ruée sur les magasins



A une semaine de la rentrée scolaire, les clients ne se bousculent pas aux portes des magasins du prêt-à-porter.Cela déroge un peu à la coutume qui veut qu'à la veille d'un tel évènement, le rush sur ces magasins fait l'actualité dans la période précédant la rentrée scolaire. Plus maintenant, donc, puisque les gens passent devant les vitrines des magasins où se trouvent exposés différents habits pour enfants et pour les jeunes, sans trop s'y attarder avec le regard. On ne veut même pas savoir si les prix sont raisonnables ou pas. Tant les esprits sont ailleurs. Des pères de famille nous ont confié qu' «ils ont déjà acheté des habits pour les enfants avant l'Aïd El Adha et que ces tenues vestimentaires qui ont été vite remises au placard au lendemain de l'Aïd devraient faire l'affaire pour la rentrée scolaire». D'autres avouent qu'ils n'ont guère les moyens pour acheter des habits neufs à leurs enfants après les dépenses pour les vacances et le mouton de l'Aïd.
«De nombreuses familles sont au bout du rouleau, et très rares sont ceux qui penseraient acheter des vêtements pour les enfants à l'occasion de la rentrée scolaire», témoignent de nombreux parents d'élèves. L'un parmi ces derniers ironisera en disant que cela lui coûterait facilement le prix d'un deuxième mouton s'il avait à mettre la main à la poche pour ce besoin, qui n'en est pas un, pas vraiment.
La priorité va au trousseau scolaire, à l'achat des livres, les tabliers et surtout aux frais des cours de soutien, puisque pratiquement tous y ont recours de nos jours.
Cela s'explique aussi par une chute vertigineuse du pouvoir d'achat des citoyens, qui arrivent au point de sacrifier ce chapitre de l'achat des effets vestimentaires pour les chérubins à la veille de la rentrée scolaire, pourtant si chère aux familles algériennes il n'y a pas si longtemps. On n'a pas vraiment à se plaindre, selon d'autres parents, qui rappellent que leurs enfants n'ont pas à se plaindre des habits qu'ils portent tous les jours.
«De notre temps, les jeunes accordent trop d'importance à leur «look», et ils sont, ainsi, toujours bien habillés, pourquoi alors se casser la tête pour leur acheter des habits à la veille de la rentrée '» renchérissent d'autres parents. Tous sont d'accord de ne pas aller vers une autre saignée. Laissant les gérants des magasins du prêt-à-porter au chômage, presque, à longueur de journée.
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