
A l'évidence, c'est un véritable dialogue de sourds qui s'est installé entre les étudiants en ingénierie de transport, en grève depuis bientôt un mois et qui s'obstinent à interdire l'accès au bloc pédagogique de Zerzara qui abrite plusieurs départements de la faculté des Sciences et de la Technologie, et dont les étudiants ne sont pas concernés par cette grève, et le rectorat de l'Université des Frères Mentouri de Constantine.Des tentatives d'amorce de dialogue sont initiées, par le rectorat, en direction des grévistes mais sans résultat positif, pour le moment.La dernière en date a consisté à envoyer les enseignants des étudiants protestataires pour essayer de les «raisonner» et les amener à cesser cette grève pénalisante pour tout le monde. Mais ils n'ont pas réussi à infléchir la position des 800 grévistes dont une bonne cinquantaine campe à l'entrée de Zerzara, ne laissant personne entrer sur le campus « jusqu'à la régularisation de notre situation », nous ont-ils déclaré, encore, hier. Par régularisation de situation, les protestataires entendent la prise en compte, par la fonction publique, de leur diplôme qui constitue leur principale revendication jusqu'à présent.Réfutant leurs arguments, le recteur de l'Université des frères Mentouri, le docteur Abdelhamid Djekoune, nous a affirmé, hier, qu'à sa connaissance «les opportunités de travail qu'offre le secteur des Transports sont nombreuses et qu'ils n'ont pas à s'inquiéter» quand ils auront obtenu leur diplôme. «Je ne pense pas qu'un problème puisse se poser aux étudiants diplômés dans l'ingénierie du transport et ce profil répond bien aux nombreux appels d'offres de recrutement lancés par plusieurs secteurs», soutiendra-t-il. Ceci dit, ajoute M. Djekoune, «nous ne voulons pas utiliser les «mauvaises» méthodes, des méthodes coercitives pour parvenir au règlement de ce problème et nous préférons utiliser le dialogue, un dialogue responsable, et la persuasion pour aller au-delà des difficultés qui peuvent se poser».Rappelons pour terminer, que le tribunal administratif de Sidi Mabrouk, saisi par l'administration de l'Université, a déclaré la grève illégale et a mis, en demeure, les grévistes, dont 11 d'entre eux ont comparu devant le juge, de cesser leur grève et de libérer le passage, aux facultés prises en otages.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A M
Source : www.lequotidien-oran.com