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Constantine - El Gammas: Beaucoup reste encore à faire !



Constantine - El Gammas: Beaucoup reste encore à faire !
Assurément, le quartier populaire d'El Gammas est en train de changer de visage avec l'avancement de la grande opération d'aménagement urbain qui a été lancée en février 2017 et qui se poursuit toujours malgré quelques difficultés de terrain.«Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ces difficultés nous viennent des riverains, eux qui n'avaient cessé, depuis plusieurs années, de réclamer cet aménagement», nous a déclaré, d'un air désolé, Mme Bouchoul Malika, déléguée du secteur urbain, que nous avons rencontrée jeudi en plein chantier. Elle avoue toutefois qu'elle est assez fatiguée maintenant de travailler toute seule. «Certes, les membres des associations de quartiers m'apportent leur aide à l'occasion, mais les citoyens, avec leurs exigences saugrenues et vraiment mal placées, ne font que rendre la tâche ardue», relève-t-elle. «Les riverains s'ingèrent trop dans les travaux, chacun intervient et exige individuellement que le goudronnage soit fait de telle façon, à telle hauteur de façon à ce qu'il ne le gêne pas devant sa porte, pour que le trottoir soit placé de telle manière, etc. Cela provoque souvent des frictions avec les ouvriers et les responsables des chantiers, voire des arrêts de travaux comme cela s'est produit la dernière fois avec l'entreprise de goudronnage dont les responsables ont fini par en avoir marre. Mais, à force de persuasion j'ai réussi à les faire travailler et terminer leur programme qui est maintenant à 80%», nous a-t-elle expliqué en signalant que la majorité des rues d'El-Gammas sont maintenant couvertes d'une couche de goudron. Les automobilistes s'en donnent à c?ur joie pour circuler à grande vitesse dans les rues de la cité, «de sorte, a souligné notre interlocutrice, que cela a fait naître un autre problème : celui de la sécurité routière qui nous fait songer à placer des ralentisseurs». Le programme de pose des trottoirs progresse aussi. Les présidents des comités de quartiers que nous avons interrogés cachent à peine leur satisfaction à propos de la situation environnementale qui change positivement au jour le jour. «Si les revendications se sont tues, il reste quand même beaucoup de choses à faire, nous dira tout de même M. Boukhelia Smaine, président de l'association des 800 logements, en rétorquant que la route centrale empruntée par les bus de transport urbain et les taxis reste toujours dans un état désastreux et qu'il faut s'en occuper au plus vite. D'autre part, en ce qui concerne l'intervention des gens dans les travaux, je pense qu'ils n'ont pas tort car ils veulent empêcher le travail bâclé comme cela arrive souvent». Mme Bouchoul ne cache pas qu'il lui reste beaucoup à faire, notamment pour aider les autres quartiers rattachés à sa circonscription administrative qui souffrent beaucoup et veut agir en direction des responsables des entreprises, avec les élus et les responsables techniques de l'APC. «Comme à la cité El-Mouna, un ensemble de constructions illicites renfermant plus de 10.000 foyers qui continuent à vivre sans la moindre rue aménagée, dans la gadoue en hiver, dans la poussière en été et tout à fait dans l'obscurité totale durant tout le temps parce qu'ils ne possèdent pas l'éclairage public. Je voudrais, à titre humanitaire, faire quelque chose pour eux», a déclaré la déléguée urbaine.Ajoutant qu'il y a aussi les habitants de la cité du 1er Novembre de Oued-Hamimime, sur la route d'El-Khroub, qui n'ont pas encore d'AEP et continuent, depuis 30 ans, à s'approvisionner par les citernes. Je voudrais arriver à convaincre les responsables de la municipalité de me donner les moyens de leur venir en aide».
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