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Constantine - Des «oubliés» du relogement observent un sit-in



Constantine - Des «oubliés» du relogement observent un sit-in
? Cinq familles «oubliées» des opérations de relogement qui ont eu lieu au cours du mois de juillet dernier, dont quatre pères de famille de la cité des Chalets des pins et une mère d'un enfant de quatre ans de la rue des Maquisards, se sont rassemblées hier devant le cabinet du wali pour faire valoir leur droit à un logement neuf à l'instar de leurs anciens voisins. Selon les concernés, qui signalent qu'ils ont été catalogués de «nouveaux mariés» alors qu'en vérité ils le sont depuis 2010, c'est-à-dire il y a sept ans de cela. L'un d'eux dira qu'il a un enfant en âge d'être scolarisé et qu'il s'inquiète à propos de son inscription au cas où les choses continuent à traîner ainsi. Et ce dernier d'expliquer que «notre cité a connu à son tour une opération de transfert des habitants vers l'UV 20 de la nouvelle ville de Ali Mendjeli, où sur une trentaine de familles, seules 25 d'entre elles ont été relogées avec remise des clés. Pendant que le reste de quatre familles ont été laissées sur le carreau, non sans avoir en plus démoli nos maisons et ce, dans la foulée de l'opération de mise à terre de toutes les constructions de la cité», affirmera-t-il.Et de poursuivre, «il est vrai qu'on nous a délivré sur place des ‘bons de sortie', prouvant la démolition de nos demeures en nous promettant de nous reloger dans une semaine au plus tard. Seulement, nous sommes à près de deux mois après et nous ne voyons rien venir à l'horizon. Il ne s'agissait que de promesses en l'air, dont nous payons le prix amer avec nos affaires parquées dehors, au niveau de l'îlot 02 de la même UV 20 de Ali Mendjeli». Le cas de la mère de famille de la rue des Maquisards est quasiment le même, sauf que la concernée déclare qu'en 2011 lors du recensement des habitants de la rue en vue de les reloger ailleurs, elle était déjà mariée avec entente parfaite avec son époux, cependant ces derniers temps les choses se sont dégradées jusqu'à arriver au divorce. «Et le jour où mon mari a eu les clés du nouvel appartement, je me suis retrouvée toute seule avec un enfant sur les bras qui est gardé chez les parents et avec les affaires parquées au même îlot 02 en attendant», dira-t-elle. En début d'après-midi et voyant qu'ils ne pourront pas voir le wali, les protestataires se sont dispersés en promettant de revenir.
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