De nombreux citoyens se plaignent de l'état lamentable dans lequel se trouve actuellement le cimetière central de la ville des ponts, mais également des autres à l'instar de celui de Sidi M'cid et de Benchergui, qui sont envahis par des herbes sauvages «qui dépassent la hauteur d'homme sans que les services concernés bougent le petit doigt», s'insurgent-ils.
Des citoyens, qui effectuent des visites assez régulièrement au cimetière, disent «ne pas comprendre cette anarchie et ce laisser-aller caractérisé», qui règnent dans ces lieux, qui ont droit pourtant à une attention particulière et en tout cas plus que d'autres.
«Car ces tombes, ce sont celles d'êtres chers, qui méritent plus d'égard et de respect et cela commence par la propreté et l'hygiène qui doit être stricte et sans manquement», lanceront-ils, non sans une certaine amertume.
Et d'ajouter: «Qu'est-ce que cela peut coûter aux services de la municipalité de recruter des jeunes de l'ANEM ou du filet social de la DAS, pour nettoyer les tombes et surtout débarrasser les allées qui y mènent, envahies par des herbes si hautes qu'elles en cachent les emplacements et faussent ainsi tous les repères».
Questionné sur ce sujet, le chef du bureau chargé de la gestion du cimetière central de la ville, M. Kerrouche, fera savoir que le problème ne relève pas d'une négligence ou d'un laisser-aller voulu, mais que la coupe des herbes folles obéit à des périodes «naturelles», s'il est permis de le dire.
Et, notera-t-il, «nous ne pouvons pas y procéder en ce moment car l'herbe en question est encore humide et qu'il n'est pas judicieux de le faire maintenant. Il faut attendre d'abord qu'elle soit sèche, chose qui ne sera possible que vers le 15 ou 20 juin prochain, car si nous coupons aujourd'hui, les herbes vont pousser encore plus drues dans une semaine ou même pas.
Nous avons programmé pour ce faire une vaste opération de coupe, concernant le cimetière central, mais aussi celui de Boumerzoug, de Benchergui, de Sidi M'cid, etc., soit en tout une surface globale de près de 17 hectares. Opération, dont il dira, qu'elle sera réalisée très vite, en une ou deux journées tout au plus».
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Posté par : akarENVIRONNEMENT
Ecrit par : A. E. A.
Source : Le Quotidien d'Oran du jeudi 30 mai 2013