
Pratiquement aucun secteur n'échappe à la règle du ralentissement des activités en ce mois d'août, réputé mois des congés par excellence. On a commencé à ressentir « le vide » au niveau des services publics, des hôpitaux et des entités économiques à partir de la fin du mois de juillet, juste après l'annonce des résultats du baccalauréat, mais rien à comparer avec la mi-août où les départs ne laissent presque rien derrière eux, surtout lorsque la mauvaise planification et la pression de la demande des travailleurs qui veulent tous grignoter leur congé sur ce mois d'août, donnant lieu à un chevauchement des périodes de congé du personnel qui provoque dans certains cas une grave carence dans les services administratifs et de santé, notamment.Devant l'impatience des citoyens venus régler des problèmes de paperasses au service de l'état civil et qui doivent patienter longuement en attendant leur tour, vu le déficit en personnel, un agent encore en poste, apparemment sous pression, demande la « compréhension » de la foule qui s'entasse sur le guichet. « Je suis seul, tout le monde est en congé, vous devez comprendre que je fais ce que je peux pour satisfaire toutes les demandes », rétorquait-il à quelqu'un qui commençait à critiquer la lenteur du travail. Des scènes qu'on peut vivre un peu partout à travers les administrations où des citoyens raillent, au passage, qu'il vaut mieux carrément fermer boutique au mois d'août. Bien sûr, le phénomène se fait sentir d'une manière plus aiguë, plus douloureuse, au niveau des services de santé publique, parce qu'on ne peut pas dire à un malade de revenir au mois de septembre, comme on le fait dans les administrations. « Le service minimum est assuré », relèvent un directeur intérimaire d'un établissement de santé, soit le même niveau d'exigence quand il s'agit d'une grève !Le mois d'août est-il devenu, par la force des choses, un mois d'arrêt de travail légal ' Enfin, il y a d'autres secteurs où on ne badine pas avec la planification des congés, notamment les services de sécurité et les travailleurs du Sud, où le pompage du pétrole ne connaît pas de répit.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com