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CONSTANTINE Crise dans l'approvisionnement en fruits et légumes



CONSTANTINE Crise dans l'approvisionnement en fruits et légumes
Déjà qu'ils sont sérieusement perturbés par les conditions climatiques exceptionnelles de ces derniers jours, une grève ouverte a été déclenchée hier vendredi par les étaliers du marché de gros (Magrofel) pour exiger le départ du directeur de l'établissement et l'annonce d'une nouvelle vague de froid à compter de la nuit du vendredi (hier) fait craindre le pire.
Présentement, les conséquences découlant de cette situation induite par le mauvais temps et le mouvement de protestation des négociants en gros des fruits et légumes se font déjà sentir. En effet, non seulement les prix des produits ont ostensiblement augmenté, ce qui était d'ailleurs prévisible, mais la marchandise se fait de plus en plus rare. Les quelques tonnes de produits acheminées notamment depuis le marché de gros en fruits et légumes de Chelghoum Laïd, durant ces deux derniers jours par certains grossistes et transporteurs locaux ont déjà été écoulées ou stockées pour être revendues plus chers les prochains jours. Bref, jeudi et vendredi, les quelques détaillants qui ont ouvert affichaient des prix exorbitants pour les rares légumes «défraîchis » proposés aux clients. Aussi, la pomme de terre et l'oignon, pour ne citer que ces derniers, étaient cédés respectivement, au niveau du marché de la nouvelle-ville à 80 et 100 dinars le kilo. Les clients, qui croyaient profiter de la courte accalmie, ce jeudi et vendredi pour faire le plein, avant le retour du mauvais temps et la neige, ont eu encore froid dans le dos. Ils étaient «ahuris et indignés» par le comportement «indécent et condamnable» des marchands et n'avaient, en fait de choix, pour certains, que de céder et faire leurs emplettes, avec un pincement au cœur. En tout état de cause, à l'origine de cette fronde des grossistes qui entament leur deuxième semaine consécutive de grève, l'agression d'un marchand dans la nuit du jeudi à vendredi dernier par des «voyous» qui, dit-on, «font la loi sur ces lieux au su et au vu de tout le monde sans que, pour autant, les responsables de l'établissement daignent bouger le petit doigt». Ils sont de surcroît, pestent les protestataires, «connus des services de sécurité». Le marchand aurait été agressé par arme blanche lui causant des blessures, dépouillé de ses biens et son camion saccagé par les malfrats. Cela étant, le jour-même, les camarades de ce dernier avaient, dans un premier temps barricadé avec des camions l'entrée du Magrofel pour dénoncer «l'insécurité. » Par la suite, les choses évolueront rapidement et à la revendication de «sécurisation du marché» viennent se greffer d'autres exigences. Il est dorénavant question, soulignent ces derniers, du «départ immédiat du directeur de l'établissement et de la réhabilitation de l'infrastructure, en état de délabrement».
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