Constantine - Revue de Presse

Constantine-Cours particuliers : Le bizness se porte toujours bien



Constantine-Cours particuliers : Le bizness se porte toujours bien
Dernière ligne droite comme on dit dans le jargon sportif. Les cours particuliers donnés aux élèves du moyen et du lycée connaissent une vraie ascension ces derniers jours surtout avec l'approche des examens de fin d'année. A deux mois des examens de fin d’année, des parents d’élèves ont ainsi confié leurs gosses à certains enseignants qui, à vrai dire, ne chôment pas. L’espoir des parents est que leurs enfants assimilent parfaitement le programme des écoles, pour mieux se préparer à ces examens. Mais la particularité de cette année, ce sont ces longs jours de grève, la perturbation, assez sérieuse, qui a contraint bon nombre de parents à rattraper les leçons par le biais de ce type d’enseignement. Les examens du bac sont bien évidemment les plus importants et le succès des candidats est tel qu’on a de plus en plus de mal à trouver des places, même à des prix exorbitants. La formule la plus utilisée ce sont les cours en groupes, si certains enseignants disposent de leurs propres moyens (dans leur propre appartement) pour faire leur travail, d’autres et c’est la tendance la plus généralisée, se rassemblent pour louer des petites pièces dans une villa. Dans tous les cas et disons-le franchement, ce bizness rapporte gros. Et ils sont de plus en plus nombreux à faire «des heures supplémentaires», une façon pour eux de gonfler leur salaire, parfois même de le doubler voire plus pour ceux qui jouissent d’une certaine réputation! C’est en tout cas ce qu’a révélé Mahdi, jeune enseignant d’à peine 30 ans. Son cas est particulier puisque Mahdi qui a un diplôme d’ingénieur en électronique, n’exerce pas dans un établissement scolaire ni même dans une entreprise, il loue par contre un petit appartement de deux pièces près du centre ville, dans lequel il enseigne 7 heures par jour, toute la semaine. Il fait ce job depuis cinq ans et tenez-vous bien, lui qui est officiellement au chômage gagne chaque mois entre 120 000 et 150 000 da ! : «C’est un travail fatigant. Les jours de semaine, je commence en début d’après-midi pour finir le soir vers 20 h, alors que le week-end c’est toute la journée. Quand les examens s’approchent, le bac, ça m’arrive d’enchaîner 12 heures d’affilée. J’ai une dizaine de groupes, des terminales science pour l’essentiel, et j’enseigne deux matières la physique et les maths». A raison de 2000 da pour chaque «client», une centaine en tout, il se paye un salaire supérieur à celui d’un professeur à l’Université. Devant l’appartement qu’il loue, il y a foule même le vendredi soir. Des dizaines d’élèves de terminale attendent l’entrée du chef. Sa notoriété, il l’a eue par simple hasard «J’ai eu mon diplôme universitaire en 2004, et j’ai commencé à faire des cours pour des petits groupes. Ce qui m’a avantagé ce sont les nouveaux programmes introduits par la réforme de l’enseignement. Je maîtrisais parfaitement ces programmes, que ce soit pour les maths ou la physique, alors que certains professeurs même les anciens, ont eu du mal à s’adapter à la réforme». Mahdi ne se plaint pas de sa situation, loin de là, il nous avoue que pour le moment il ne songe guère à changer de métier, même un poste dans un lycée ne l’intéresse pas. «C’est fatigant, stressant et en plus les élèves sont indisciplinés». Toutefois, Mahdi n’oublie pas qu’il a un devoir à accomplir et qu’il doit beaucoup aux parents de ses élèves, «Ils me confient leurs enfants, je dois donc assurer au maximum, en espérant que tous mes élèves réussissent au bac» conclu-t-il.
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