
«Un campus universitaire qui accueille, journellement, une population d'environ 50.000 âmes, et qui reste dépourvu de commerces, ce n'est pas du tout normal», se sont plaints, hier, des étudiants et des enseignants de l'Université des Frères Mentouri de Constantine (UMC). Et ce n'est pas la première fois que nous entendons une telle remarque venant, aussi bien, de la communauté universitaire constantinoise que des visiteurs qui se rendent, épisodiquement, dans ce centre d'enseignement des Sciences. Il y a quelques années, le campus central de Mentouri et celui de Zerzara abritaient environ, une trentaine de magasins, dispensant diverses prestations, tels que la caféteria, des librairies papeterie où l'on pouvait acheter un livre ou faire dupliquer des cours, des magasins d'informatiques, etc. « Aujourd'hui, tous ces services ont disparu et il est devenu, maintenant, aléatoire pour tout le monde, fréquentant ce campus de pouvoir se procurer ne serait-ce qu'une simple bouteille d'eau minérale. Nous avons bien un restaurant qui est géré par un privé où l'on peut s'offrir un café, des limonades ou trouver de l'eau minérale. Pas plus», ont expliqué nos interlocuteurs.Interrogé, le recteur de l'UMC, M. Abdelhamid Djakoune, nous a confirmé que tous ces petits magasins n'existent plus et les locaux ont été récupérés par les services de la Pédagogie. Et en rétorquant, il nous fait cette étrange remarque: «Et puis la vocation de l'Université c'est de dispenser la science, non '». Il ajoutera, tout de même, que s'il y a un problème quelconque dans l'espace universitaire, il sera géré « dans le cadre de nos possibilités et de nos moyens». Et à la fin, il n'omettra pas de signaler l'ouverture d'un restaurant dans l'ancien parc, «où l'on peut trouver un peu de tout !», dira le recteur pour clore l'entretien. Et c'est, finalement, grâce au contact que nous avons pris avec des travailleurs des Œuvres sociales et universitaires, que nous sommes parvenus à obtenir de plus amples informations sur cette question. Nos vis-à-vis nous ont fait, d'abord, l'historique des différents services commerciaux qui étaient implantés, dans les campus de Mentouri et de Zerzara. « Le renouvellement des contrats avec les anciens locataires des locaux n'a pas été effectué par l'administration des Œuvres sociales de l'université, commencent des responsables de ce secteur. Il faut dire aussi, ont-ils poursuivi que, depuis plusieurs années, l'affaire des locaux se trouve pendante devant la justice et elle se trouve, encore, au Conseil d'Etat qui doit se prononcer, en dernière instance, sur le conflit qui nous oppose aux commerçants». Et de rappeler, dans la foulée que ce conflit est né lorsque l'administration des Œuvres universitaires qui percevait les loyers de ces locaux, a décidé, il y a trois ans de cela, de réviser les contrats passés avec les commerçants dans le but de revoir, à la hausse les loyers annuels dérisoires que payaient ces derniers et qui se montaient à 80.000 dinars (8 millions de centimes). Malheureusement, les commerçants ont refusé toute négociation et ont refusé même de vider les locaux. Le conflit a fini par être porté devant la justice qui a rendu, un jugement, leur enjoignant de libérer les locaux. Et depuis ce temps-là, une partie des locaux est restée fermée et l'autre est utilisée par le service de la Pédagogie», ont affirmé nos interlocuteurs.«Mais il faut trouver une solution, car les choses ne peuvent rester, raisonnablement, en l'état où elles sont, actuellement, sans égratigner l'image des campus considérés», ont fait observer, à la fin, des étudiants et quelques professeurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com