Constantine - Revue de Presse

Constantine. Association Nedjm Kortoba



Un creuset du malouf menacé par... l?indifférence Loin d?être impressionnés par une foule des grands jours, confortablement installée sur les trois niveaux et dans les loges du somptueux théâtre du Vieux Rocher, les 26 enfants, dont 22 fillettes, de l?école du Malouf Nedjm Kortoba, ont fourni une prestation qui s?est affirmée au fur et à mesure qu?ils progressaient dans leur répertoire composé de 8 extraits du genre medh, interprété dans le mode dit hsein. Sous la houlette de Salim Benabdelhafid, leur maître et père spirituel, et malgré un trac parfaitement légitimé par leur jeune âge et un environnement dont ils ne sont pas coutumiers, les élèves de cette école du malouf ont bien tiré leur épingle du jeu, selon un avis largement partagé par les connaisseurs en la matière. Ces mêmes mélomanes, présents en grand nombre dans la salle, ont manifesté leur satisfaction, non pas uniquement sur la bonne prestation des protégés de Salim Benabdelhafid, mais surtout sur l?intérêt capital représenté par cette école appelée, diront-ils, à sauvegarder, dans toute sa diversité, le style mahdjouz, un genre typiquement constantinois et le genre zedlel, issu du terroir et transmis par des maîtres, à l?exemple de Maâmar Berrachi et cheikh Omar Bouhaouala, pour ne citer que ces deux personnages, jadis très appréciés et respectés sur la place de Constantine. Malheureusement, cette école, qui constitue un véritable creuset du malouf, est menacée dans le temps par l?indifférence ambiante et le mépris manifesté à son égard par les autorités locales en charge du volet culturel, nous avoue Hamoudi Benhamoud, président de l?association et responsable de la classe des ados et des plus de 18 ans. « Sans la précieuse aide apportée par la direction de la jeunesse et des sports qui a mis à notre disposition l?un des locaux du CIAJ, nous aurions mis depuis longtemps la clé sous le paillasson », souligne avec une pointe de colère cet homme très apprécié à Constantine pour son profond et indéfectible dévouement à cette école. « Malheureusement, ajoute-t-il, même si cette assistance de la DJS nous permet de survivre, nous sommes condamnés, faute d?un deuxième local, à faire cohabiter les nouveaux élèves avec les anciens et cela porte quelque peu préjudice au bon fonctionnement de notre école. »
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