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Constantine - Aouinet El Foul



Constantine - Aouinet El Foul
Plus d'une soixantaine de résidents de la cité du 20 août, côté Aouinet El Foul, occupant des logements précaires datant de l'époque coloniale et menacés par le phénomène de glissement de terrain, ont tenu, hier, un sit-in devant la daïra de Constantine, pour réclamer la concrétisation de leur relogement à Ali Mendjeli, « comme cela leur a été promis par les autorités locales mais toujours pas concrétisé », disent-ils.Selon leur représentant, M. Yacine, « notre groupement d'habitations au sol instable, abrite près de 400 familles qui ont reçu des visites régulières depuis 2011 des autorités et qui ont été recensées, en 2011, par le bureau d'études « SAU », pour être déménagés dans des logements neufs à la nouvelle ville de Ali Mendjeli, nous avait-on alors déclaré ». Et de poursuivre que la raison est que le site est soumis à des mouvements et glissements de terrain, qui, ajouté à l'ancienneté et la vétusté des constructions, doit être rasé car menaçant de s'effondrer à tout moment, explique notre interlocuteur. Et d'indiquer que « nous avons reçu des visites d'agents du contrôle technique construction (CTC) et de la protection civile, qui ont classé le site dans la zone « rouge » à évacuer. Ensuite des dossiers nous ont été demandés que nous nous sommes dépêchés de faire, cependant une grosse entrave s'est présentée, à savoir celui des propriétaires des logements de la cité ». Et de signaler, que « si nous les locataires nous représentons 80% des habitants, eux font le reste ». « Comme pour notre relogement, on nous pose la condition sine qua non de signer d'abord auprès d'un notaire, une décision de désistement concernant nos anciennes habitations, pour permettre leur démolition, chose que les propriétaires refusent », dit-il. Et notre interlocuteur, de signaler en sus de ces difficultés, celle causée par « la démission du président du comité de la cité », qui a « jeté l'éponge, nous abandonnant à notre sort ». « Nous avons appris également, que l'étude de nos dossiers a été gelée entre temps, avec pour résultat notre exclusion du programme de relogement, d'après des sources de la daïra », notera-t-il. Et de souligner, que dans ces conditions « nous avons décidé de venir voir le wali et le solliciter pour nous réintégrer au programme en question ».Reçus au cabinet, les protestataires se sont vu répondre que le programme est clôturé, mais « ils ont été invités à présenter une liste des cas urgents pour étude, comme solution de rechange », leur propose-t-on.


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