
Conçues pour démarrer le 16 avril dernier, trois expositions organisées par le département des expositions de « Constantine, capitale de la culture arabe 2015 », évènement qui a été clôturé le même jour, avec la collaboration de l'université «2» Abdelhamid Mehri de Ali Mendjeli, n'ont pas été ouvertes au public hier dimanche parce que le montage n'était pas terminé. Comment expliquer ce retard et aussi ce paradoxe de la programmation ' M. Zineddine Sefadj, maître de conférences en architecture et scénographe qui travaille avec le département des expositions de CCCA 2015, le seul que avons rencontré, hier, à la salle d'exposition située au 2ème étage du palais de la culture, n'a pas pu répondre directement à la question, et il dira seulement que les opérations de montage de l'exposition sont encore en cours et celle-ci pourrait être visible probablement aujourd'hui lundi. Ce que nous avons constaté de visu en voyant que des agents s'affairaient encore à mettre la dernière main à l'organisation matérielle de l'exposition.Sollicité pour nous parler de celle-ci, M. Sefadj a commencé par expliquer que les initiateurs, à savoir le département des expositions de CCCA2015, qui s'est appuyé sur le concours de l'université «2», ont conçu tout d'abord deux expositions distinctes, l'une portant le thème de « décor architectural de la ville de Constantine » et l'autre celui de « Constantine à travers les âges ». Mais ils ont décidé de les jumeler pour en faire une grande exposition patrimoniale. Une troisième exposition intitulée « Cabinet des curiosités », qui s'appuie sur une collection d'art islamique, est venue se greffer parce que, selon lui, elle se situe dans le prolongement des deux autres. Et ces expositions vont se dérouler en même temps : du 16 avril au 9 juillet 2016. « L'exposition sur le patrimoine architectural de Constantine, indique notre interlocuteur, a pour objectif de créer le lien entre la société algérienne et son patrimoine, car nous avons constaté que la société tourne le dos à son patrimoine, pour la simple raison que nous avons souvent fermé ce patrimoine au public en le réservant aux spécialistes uniquement. Et une exposition constitue un moment fort de valorisation de ce patrimoine et de création de ce lien entre la société et son patrimoine », a considéré ce maître de conférences.D'autre part, a-t-il dit, les organisateurs visent surtout les jeunes à travers cette exposition thématique, avec une interactivité, des reportages photos, des vidéos, et ce tout en essayant de montrer ce qui est beau dans le but de parvenir à incruster la notion d'esthétique dans les esprits de ces jeunes, parce que, déplora M. Sefadj, on montre souvent aujourd'hui le patrimoine dégradé, cassé, en ruine. « Le premier thème de l'exposition porte sur l'architecture et la fortification du territoire de Constantine et non pas seulement de la ville : on a englobé le site de Tiddis, le tombeau de Massinissa, la vieille ville de Constantine à travers sa muraille et ses ponts avec un clin d'?il sur le site en suggérant que c'est le site qui a créé la ville, parce que le rocher a façonné toute la ville durant les civilisations qui s'y sont succédé », a expliqué encore M. Sefaj qui s'étendra beaucoup sur les autres thèmes et terminera son exposé par la troisième exposition réservée aux arts des pays de l'Islam, une collection privée d'objets en céramique, en métal, en verre émaillé, les arts du livre et de la calligraphie, le textile et les tapis, « dont le détenteur en a fait don au ministère de la Culture afin de rendre cette collection visible à un plus grand public », ont affirmé les organisateurs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A M
Source : www.lequotidien-oran.com